Le Cégep construira un bâtiment de 380 mètres carrés, adjacent à son pavillon polytechnique. Cet atelier de formation logera des équipements de grande dimension, dont une nacelle et une turbine d'éolienne.
Dans le parc industriel du port de Gaspé s'élèvera une tour d'entraînement de 32 mètres surmontée d'une plate-forme. Les étudiants pourront y exercer leurs manoeuvres de travail en hauteur, leurs descentes et des évacuations.
«Jumelé aux deux éoliennes REpower de Rivière-au-Renard [propriété du Technocentre éolien, et accessibles aux étudiants], Gaspé devient un centre de formation de calibre mondial. C'est unique au Canada, en Amérique du Nord, et même en Europe», se réjouit le directeur général du Cégep, Roland Auger.
Au total, une centaine d'étudiants par année bénéficieront des nouvelles installations, qui seront prêtes en mars 2011. En plus d'une attestation d'études en maintenance d'éoliennes, le Cégep offre deux diplômes techniques liés à l'éolien, maintenance et électronique industrielle. Ces deux programmes sont suspendus cette année par manque d'étudiants, mais démarreront à l'automne. Le groupe Collegia, le service de formation continue du Cégep, donne aussi des formations sur mesure en éolien.
«À terme, ajoute M. Auger, on espère aussi que des ingénieurs formés dans des universités québécoises puissent venir faire une session ici, et que des chercheurs du Centre Corus [à Murdochville, spécialisé en éolien] viennent y faire des tests.»
Des 3,84 millions $ annoncés, Ottawa contribue pour 940 533 $. Québec verse le reste.
Présente lors de l'annonce, la ministre québécoise de l'Éducation, Michelle Courchesne, a encouragé le Cégep à créer d'autres formations en lien avec les créneaux d'excellence de la Gaspésie.
En ce qui concerne les programmes du Cégep qui peinent à recruter des étudiants, Mme Courchesne s'est dite ouverte, du bout des lèvres, à former des groupes de moins de neuf élèves. «Dans le cas par cas, ce n'est pas exclu. Mais ce n'est pas automatique, dit-elle. [...] Le problème en est un d'attraction. Il faut faire plus de marketing.»










