Lorsque le directeur, Jean-Sébastien Reid, a décidé de se lancer dans le réaménagement de la cour de récréation, en 2005, il a dû s'armer de patience. «On a une très grande cour d'école. Si on avait voulu tout refaire d'un coup, ça aurait coûté 250 000 $. On a donc décidé d'y aller en quatre phases», dit-il.
La première étape a été réalisée... à l'automne 2008. La zone des petits de la maternelle et de première année a été entièrement refaite, une priorité pour des raisons de sécurité. «Les maisonnettes en bois commençaient à se dégrader; je ne voulais pas qu'il y ait des risques de blessures. On les a remplacées et on a aussi ajouté de l'aménagement paysager. Je voulais faire une cour moins grise et plus verte», explique M. Reid.
Cette première phase, qui a coûté 45 000 $, a été réalisée grâce à des soupers spaghettis, des spectacles de variétés, des commanditaires, des partenaires financiers et de nombreuses heures investies par les parents de l'école. «Le plus difficile, c'est de maintenir la mobilisation de tout le monde au quotidien parce que les résultats ne sont pas immédiats.»
Beaucoup de supervision
Pour un directeur d'école qui n'y connaît rien en module de jeu ou en drainage de terrain, les défis sont nombreux, ajoute-t-il. «C'est difficile parce qu'on fait cavalier seul là-dedans. Je ne suis pas un expert en aménagement paysager, mais quand vient le temps de réaliser les travaux, c'est comme faire construire une maison, ça demande beaucoup de supervision.» Heureusement, M. Reid a pu compter sur les conseils d'un parent qui travaille dans ce domaine.
C'est justement pour donner un coup de pouce aux directeurs d'école qui se sentent bien seuls devant ce type de projet que la commission scolaire des Découvreurs a créé, en partenariat avec plusieurs acteurs régionaux dont la Direction de la santé publique, un projet-pilote pour guider les écoles dans le réaménagement et l'animation de leur cour de récréation.
Trois écoles primaires y participent, dont l'école Coeur-Vaillant - puisque le chantier est loin d'être terminé. «Ça fait longtemps que je n'ai pas vu une mobilisation régionale aussi intéressante autour d'une problématique, lance M. Reid. On va se sentir moins démunis par rapport à ce type de projet.»












