François Sylvain, directeur des écoles de l'Alizé et des Mousserons à Saint-Jean-Chysostome, en sait quelque chose. L'an dernier, il a réussi à régler un problème de chicanes dans la cour d'école en organisant des activités par petits groupes, ce qui lui a permis de séparer les élèves pour réduire les risques d'altercations. «C'est énorme comme différence, ç'a vraiment permis de régler nos problèmes de comportements», dit-il. Des élèves de cinquième et de sixième année agissent aussi comme «responsables de la cour de récréation» et gardent un oeil sur les plus jeunes.
Démarche peu populaire
Même si beaucoup d'efforts sont investis dans l'aménagement physique de la cour de récréation, il ne faut toutefois pas oublier de l'animer, rappelle Michel Lavoie et France Dionne, auteurs d'un rapport sur les cours de récréation produit pour la Direction régionale de la santé publique. À la suite de leur enquête, ils concluent que «les projets d'animation sont beaucoup moins populaires que les projets d'aménagement, ce qui est difficile à justifier», peut-on lire dans le document.
Mme Dionne insiste sur l'importance d'animer les cours d'école. «Souvent, on a l'impression que des nouveaux jeux, c'est la recette miracle, dit-elle. Mais l'encadrement humain est aussi important.»












