L'idée a germé dans la tête de Mmes Marielle St-Pierre, enseignante, et Caroline Mignault, technicienne en éducation spécialisée de la classe ressource. Dans leurs démarches, elles ont pu compter sur le concours de cinq élèves du deuxième cycle de l'École secondaire Chanoine-Beaudet de Saint-Pascal, qui accompagnaient les élèves et les aidaient à réaliser les activités.
«Nous les avons sensibilisés aux soins à apporter au cheval, aux différentes étapes de brossage. Au fil des semaines, en se rendant à la ferme, ils ont appris à apprivoiser leur cheval, à s'en approcher, à le monter de manière sécuritaire», explique Mme St-Pierre, ajoutant que le projet a demandé beaucoup de travail, mais que le résultat en a valu la peine. «Les élèves ont progressé à plus d'un niveau.»
Les jeunes ont d'abord dû apprendre à dominer leur peur et à gérer leur nervosité. Ils ont aussi appris à améliorer leur latéralité sur les différents parcours qu'ils devaient exécuter avec le cheval. Ils ont développé leur écoute. «Au terme de la démarche, ils ont construit leur estime de soi. Non seulement ils se sentent à l'aise avec leur cheval, mais ils s'en sont fait un compagnon», poursuit l'enseignante, précisant que la chimie qui s'est créée entre les élèves et leur monture n'aurait pas été possible sans la très grande complicité de Rébecka Michaud de la ferme Gijamika.
C'est elle qui, en véritable chef d'orchestre, a supervisé la dernière journée d'activités. Au milieu de la piste, la spécialiste du domaine équestre s'assurait du bon déroulement des différentes manoeuvres auxquelles les jeunes se livraient avec fierté, assis sur leur cheval, dans le centre d'entraînement intérieur de la ferme Gijamika. «Mme Michaud a su agencer la personnalité de chacun de nos élèves avec celle du cheval. Elle a fait preuve de beaucoup de sensibilité et de patience. Elle a pris le temps de les connaître», conclut Mme St-Pierre, qui espère répéter le projet l'an prochain. «Certains élèves n'attendront pas aussi longtemps. Ils ont déjà manifesté le désir à leurs parents de poursuivre la démarche cet été.»









