Selon le directeur général de la commission scolaire Central Quebec, Ron Corriveau, les inscriptions dans les écoles anglophones de la capitale ont augmenté d'environ 5 % cette année. L'augmentation est particulièrement importante en maternelle.
«On pense que les gens qui ont le droit d'envoyer leurs enfants à l'école anglophone utilisent davantage ce droit», avance
M. Corriveau, en guise d'explications. Plusieurs enfants qui ont étudié dans la langue de Shakespeare dans les années 80 et 90 sont restés dans la région et envoient à leur tour leurs enfants dans les écoles du réseau anglophone, ajoute-t-il.
Depuis 1977, avec l'entrée en vigueur de la loi 101, seuls les enfants dont les parents ont fréquenté l'école anglaise peuvent étudier en anglais.
Dans la province, le réseau scolaire anglophone compte environ 115 000 élèves répartis dans 350 écoles, dont six écoles primaires et deux écoles secondaires dans la capitale.
Certains établissements sont pleins à craquer, comme l'école primaire Everest, située dans le secteur Lebourgneuf à Québec. Si le développement dans ce secteur se poursuit au même rythme, «on va avoir un problème dans deux ans», lance Ron Corriveau.
Diminution en province
Le nombre d'inscriptions sur l'ensemble du territoire couvert par la commission scolaire Centra Quebec - qui dessert aussi les régions de la Mauricie et du Saguenay - est toutefois stable, avec environ 4750 élèves.
Dans le reste de la province, le nombre d'élèves est en diminution dans les huit autres commissions scolaires anglophones, selon l'association qui les représente. Une réalité semblable à celle des commissions scolaires francophones, frappées par le déclin démographique depuis déjà plusieurs années.











