L'uniforme fait son entrée dans une école publique

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Jérémie, Sarah-Maude, Jean-Christophe et Maeva portent fièrement les... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Jérémie, Sarah-Maude, Jean-Christophe et Maeva portent fièrement les vêtements identifiés à leur école secondaire Le Sommet, dans le secteur Notre-Dame des Laurentides.

Le Soleil, Yan Doublet

Yves Therrien
Le Soleil

(Québec) Mercredi matin, tous les élèves de l'école secondaire Le Sommet portaient des vêtements affichant le logo de leur école. En quelque sorte, c'est le retour de l'uniforme comme l'exigent les écoles privées, mais cette fois dans une école publique. Et l'uniforme fait l'unanimité chez les parents et les 880 élèves.

«C'est plus facile de s'habiller le matin. On ne se demande pas ce qu'il faudra porter», racontent Sarah-Kim et Sarah-Maude.

«C'est très bien comme vêtements et ça nous donne un sentiment d'appartenance», ajoutent Jérémie et Jean-Christophe pendant que les autres, garçons et filles, hochent de la tête en signe d'approbation.

Polo rouge, marine ou blanc, chemise ou chemisier blanc ou bleu, pantalon marine ou beige, jupe tartan ou unie, les jeunes ne manquent pas de choix. Ils peuvent même acheter le pantalon ailleurs qu'à l'école dans la mesure où l'on respecte le code vestimentaire et les couleurs.

Il ne s'agit pas d'un uniforme uni­que, mais d'une collection de vêtements dont le port est obligatoire, sinon l'élève ne peut entrer en clas­se. C'est une première pour la com­mission scolaire des Premières-Seigneuries et une première aussi dans la région de Québec pour l'uniforme complet. Jusqu'à maintenant, seules une école publique du secteur Vanier et l'école Champagnat à Lévis obligeaient le port d'un polo distinctif. «Nous avons commencé le projet il y a deux ans», dit le directeur de l'école, Christian Couture. «Nous voulions changer l'image de l'école et créer un sentiment d'appartenance.»

Si cette école du secteur Notre-Dame-des-Laurentides avait la réputation d'accueillir des élèves au comportement difficile, ce n'est plus le cas depuis plusieurs années. Toutefois, des légendes urbaines sur le sujet circulent encore. L'uniforme pourrait donc aider à faire taire les ragots tout en mettant fin à la discrimination.

Lors d'une rencontre avec 150 pa­rents, en 2009, deux familles seulement se sont opposées au projet. Un parent a même manifesté son opposition jusqu'au ministère de l'Éducation. «Ça nous a permis de valider notre projet sur toute la li­gne», précise M. Couture. Les deux enfants du parent contestataire sont à l'école et respectent le nouveau code vestimentaire.

Si les élèves portent des vêtements distinctifs, le personnel de l'école doit aussi faire sa part en respectant un code vestimentaire, ajoute M. Couture. Plus de jeans, de pantalons cargos, de sandales de plage; même la longueur de la jupe doit être respectée.

Selon la direction de l'école, pour environ 250 $ un élève possédera tout ce qu'il faut pour l'année scolaire, vêtements pour l'éducation physique compris. Même les élèves admettent que l'uniforme scolaire coûte moins cher que l'achat de vêtements à la mode. Tout au long de l'année, les élèves pourront acheter d'autres pièces pour compléter leur garde-robe. Et il y a même une couturière pour cou­dre les bas de pantalon gratuitement.


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