Si, ces dernières années, la MRC de Portneuf n'a pas investi dans le parc, c'est «parce que j'ai régularisé la situation et mis de l'ordre là-dedans». M. Matte fait valoir qu'il n'y avait pas d'entente «signée» avec AbitibiBowater concernant les infrastructures installées sur les terrains de la papetière. «On ne fait pas faire des travaux chez le voisin», se défend le candidat libéral dans Portneuf.Il admet qu'il faudra maintenant attendre les nouveaux acquéreurs des terrains avant d'envisager le développement récréotouristique du parc «en harmonie avec notre schéma d'aménagement».
Michel Matte reste toutefois très vague sur ce qu'il envisage et comment le faire. «Il y a différents scénarios.» Celui de l'achat des terres d'AbitibiBowater, comme il est envisagé par les MRC du Bas-du-Fleuve, ne semble pas réaliste. M. Matte confirme qu'il n'a eu aucune discussion avec la Société générale de financement (SGF) à ce sujet.
De plus, il est hors de question que la Société d'aménagement et de conservation des lacs Long et Montauban (SACLLM) joue un rôle important dans l'avenir. «On ne peut pas le faire avec du bénévolat», dit-il en citant l'exemple de la vallée du Bras-du-Nord, «une coopérative avec des ressources à temps plein».
Quand on lui signale qu'il n'y aura pas d'argent s'il n'y a pas de structure, et qu'il ne peut y avoir de structure parce qu'il n'y a pas d'argent, il admet «qu'on tourne en rond». Mais, ajoute-il, rassurant, «on va s'assurer qu'on a un plan et qu'on va le concrétiser. Le parc, c'est un diamant brut qu'il faut polir avec les attentes du milieu», dit-il à propos du projet amorcé il y a... 25 ans!











