Débat sur l'environnement: les libéraux brillent par leur absence

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Débat sur l\'environnement: les libéraux brillent par leur absence

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Des investissements massifs dans les transports en commun aux promesses de soutien au développement des énergies propres, chaque candidat avait préparé son énoncé vert.

Le Soleil, Patrice Laroche

Nadia Ross
Le Soleil

(Québec) À l'occasion de la campagne électorale provinciale, le Groupe de simplicité volontaire de Québec (GSVQ) a organisé un débat sur l'environnement, hier. À la table d'honneur, six chaises avaient été installées pour les représentants des cinq partis et pour une médiatrice. Dans la grande salle du Centre culture et environnement Frédérick-Back, un seul siège n'était pas occupé, celui des libéraux.

«J'ai contacté le parti à plusieurs reprises pour les inviter. Mais il semble que les libéraux ne veulent pas parler d'environnement car personne ne pouvait se libérer pour participer au débat», a relaté Benoît Grenier, un des organisateurs de l'événement, se plaignant du manque d'engagement des partis sur les questions d'écologie.Le sujet n'est d'ailleurs pas suffisamment soulevé dans cette campagne, a noté Pascal Grenier, président du GSVQ lors de son mot de bienvenue. «Et il n'y a eu aucune question reliée à l'écologie dans le débat des chefs», a-t-il rappelé.

Ce qui était tout le contraire lors des élections fédérales. «Le rôle qu'a joué le gouvernement Harper par rapport au Protocole de Kyoto était tellement rétrograde que ça devenait payant pour à peu près tous les partis de parler des enjeux écologiques, a commenté Serge Roy de Québec solidaire. Au Québec, M. Charest a décidé de déclencher les élections sous le faux prétexte qui fallait gérer la crise économique; il a donc mis la table sur des enjeux qui ne touchent pas beaucoup à l'écologie.»

Propositions

Pourtant, tous les autres partis ont été aptes à présenter des propositions en matière d'environnement. Des investissements massifs dans les transports en commun aux promesses de soutien au développement des énergies propres, chacun avait préparé son énoncé vert.

Le PQ, représenté par l'ancien journaliste environnemental de Québec Hebdo et candidat dans Vanier, Éric Boucher, veut investir 30 millions $ dans le réseau de transport en commun de la ville de Québec pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre.

Un sujet qui a trouvé son écho chez le syndicaliste, militant et candidat de Québec solidaire dans Taschereau, Serge Roy. De son côté, il prône le développement du projet de tramway et de celui d'un train de banlieue pour désengorger le centre-ville. Aussi, son parti propose que le projet d'Écolobus s'étende dans les quartiers mal desservis par les autobus et que le service de traversier devienne gratuit pour les piétons.

Quant à l'ADQ, le conseiller en matière de santé au cabinet de Mario Dumont et candidat dans Jean-Talon, Martin Briand, s'est démarqué avec le plan de son parti au sujet de la gestion de l'eau. À l'instar d'importants investissements dans les infrastructures déjà en place, il dit que son parti s'engage à protéger les milieux humides et les bassins versants de la région. «L'ADQ est pour la redevance et croit que l'eau devrait être considérée comme un patrimoine commun», a-t-il dit.

Enfin, l'agriculteur, spécialiste en aménagement et gestion de la faune et candidat dans Montmorency Jacques Legros parlait pour le Parti vert. Pour lui, la réponse à la crise environnementale doit passer par une décentralisation des financements, par une remise en question des modes de vie et par la stimulation de l'économie locale avec, entre autres, l'agriculture de proximité et le soutien aux petites entreprises.

Devant un auditoire d'une quinzaine de personnes, les participants ont également échangé sur l'étalement urbain, la gestion des matières résiduelles et sur le projet Rabaska. Le tout dans une ambiance de courtoisie, loin d'un débat enflammé.

 

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