L'idée vient peut-être de sa mère, mais c'est Anthony qui l'a mise en application, du 1er janvier au 31 décembre 2008. «Je voulais faire un test pour sensibiliser le plus de gens possible à la protection de l'environnement», explique l'étudiant de 16 ans, qui demeure à Saint-Augustin-de-Desmaures.
«J'ai été renversé parce tout ce que nous recevons par le Publisac et dans la boîte postale», ajoute Anthony en entrevue au Soleil. Soit 127 cm de papier pour «notre seule résidence», un chiffre qu'il n'ose multiplier par le nombre de portes dans sa municipalité, «encore moins pour une grande ville comme Québec». On peut le faire pour lui : environ 267 km de haut, l'équivalent de la distance entre la capitale et Montréal.
L'adolescent estime que les compagnies n'hésitent pas à encourager les initiatives environnementales quand elles sont payantes pour elles, comme le retrait des sacs de plastique ou la facturation par Internet. Mais pour ce qui est de la publicité, les entreprises «ne semblent pas au rendez-vous. Est-ce que c'est ça ?parler des deux côtés de la bouche en même temps??»
Il estime que le geste collectif à faire est d'afficher un avis à sa porte pour «dire non à cette publicité». Ce qu'il a d'ailleurs fait, en plus de contacter Publi-Sac pour demander un autocollant qui indique de ne plus en laisser à leur domicile. Québec a également un avis, disponible dans les bureaux d'arrondissement et lors de certains événements spéciaux.
Et la fameuse pile? Elle ira au recyclage, bien sûr. Mais c'est encore mieux d'éliminer à la source, croit Anthony.











