«Les directions régionales de santé publique sont interpellées par des citoyens et des groupes environnementalistes et c'est un sujet qu'elles ne connaissent pas bien», expliquait hier Daniel Bolduc, coordonnateur, Direction risques biologiques, environnementaux et occupationnels, à l'Institut national de santé publique du Québec.
«On nous a demandé de préparer un document qui ferait un tour d'horizon de la question afin de les aider à mieux comprendre et à se positionner.»
Il ne s'agit pas de faire le tour de la littérature scientifique parce que cela prendrait plusieurs mois, précise-t-il. «Nous allons étudier ce que fait l'Organisation mondiale de la santé, ce qui se fait ailleurs au Canada, comme à Toronto, ainsi qu'aux États-Unis et en Angleterre. Nous allons aussi regarder les grandes analyses qui ont été faites sur la question afin de pouvoir donner le plus d'information aux citoyens.»
François Therrien, porte-parole du collectif SEMO (Sauvons nos enfants des micro-ondes) dans la région montréalaise, affirme que des citoyens et des élus municipaux s'opposent à des projets, notamment à Terrebonne, à Boucherville, à Joliette, à Varennes, à Saint-Bruno et à Anjou, parce que les antennes sont situées trop près d'écoles et de garderies.
Téléphonie
Selon lui, Vidéotron prévoit installer 800 de ces antennes-relais dans la province pour offrir son service de téléphonie cellulaire. Le SEMO demandait par ailleurs au directeur national de la santé publique, Alain Poirier, la création d'un comité de santé publique sur cette question.
M. Bolduc rappelle cependant que les directions régionales de santé publique ne peuvent pas imposer de normes sur ces projets, qui sont de compétence fédérale. Les municipalités et le gouvernement provincial ont cependant des pouvoirs en matière d'aménagement du territoire et pourraient être en mesure d'imposer des contraintes plus sévères que ce que prévoient les normes canadiennes, comme le Québec l'a fait avec les pesticides et les herbicides.










