Stéphanie Lafrenière, une vingtaine d'années, compte recueillir des signatures pour une pétition à déposer devant les Communes. Celle-ci exige que la Défense nationale admette ses fautes, indemnise les victimes potentielles et éponge la pollution.
Aussi, l'activité permettra de sensibiliser les soldats de la garnison de Valcartier. «Ce n'est pas contre les militaires qu'on en veut. C'est contre ceux qui ne payent pas et qui n'avouent pas leurs torts.»
Pour les résidants de Shannon, le trichloroéthylène (TCE) est une épée de Damoclès, ajoute-t-elle. «À tous les jours, j'y pense. Là, je suis correcte, mais peut-être que plus tard, ça va sortir.» Plusieurs citoyens de Shannon établissent un lien entre leur cancer et le TCE.
Mme Lafrenière espère donc que les pressions publiques forceront la main du gouvernement fédéral. «On dirait que les choses n'avancent pas.» Elle convie ceux «qui veulent supporter, qui ont été touchés par cette histoire-là».
Manifestation devant le centre de recherche de la Défense nationale, 2459, boul. Pie-XI Nord, Valcartier, à 14h.















