Une pétition qui exige de la Défense nationale qu'elle reconnaisse ses torts, recense toutes les victimes potentielles de la contamination au TCE et les indemnise. Pour lancer sa pétition, elle a choisi d'arrêter les voitures devant le Centre de recherche Valcartier de la Défense nationale, près de la base militaire. Non pas qu'elle tienne les militaires eux-mêmes responsables, mais parce que c'est à cette institution qu'incombe la responsabilité de la contamination, selon elle.
Un dossier qui stagne
Puisque des documents officiels ont prouvé que le gouvernement fédéral était au courant de la contamination depuis 1978, «je pense qu'ils ne s'excuseront jamais, dit Mme Lafrenière, mais en autant qu'ils paient!»
Le problème, «c'est que ça n'avance pas», déplore-t-elle. Le recours collectif sera probablement entendu en février prochain, des puits sont fermés à Val-Bélair, le gouvernement fédéral investira 13,3 millions de dollars pour que Shannon puise son eau d'une source saine, mais toujours rien dans le dossier de la décontamination, poursuit-elle. Si Mme Lafrenière est aujourd'hui en pleine santé, elle dit vivre avec la crainte de développer un cancer en raison de son exposition au TCE. C'est pourquoi la pétition réclame aussi que la Défense nationale retrace toutes les personnes qui auraient pu être en contact avec le produit dangereux depuis 1940.
Mme Lafrenière est très touchée de l'appui de la population. Elle raconte qu'hier après-midi, un citoyen qui a entendu une de leurs porte-parole en entrevue à la radio est parti de Saint-Romuald pour aller signer la pétition, alors qu'elle se trouvait près de Valcartier, à l'autre bout de la ville.
















