L'idée vient d'une étudiante de ce centre de formation en arts de Saint-Roch, choquée d'apprendre que des arbres centenaires avaient été coupés pour faire place à un projet immobilier. «On pensait que ça pouvait être intéressant de commémorer cet événement», indique la directrice de la Maison, Carole Baillargeon.
Au-delà du drame qu'inspire la disparition de ces arbres, cette dernière croit que la lutte citoyenne ayant poussé la Ville à sévir contre le promoteur en lui suspendant son permis mérite d'être soulignée. «Ça démontre que les citoyens, quand ils se prennent en main, ont un certain pouvoir. Oui, on peut changer les choses», s'emballe Mme Baillargeon.
Si la Ville accepte, les troncs pourraient être prêts d'ici deux ans, soit le temps que le bois sèche convenablement et puisse être taillé. Mme Baillargeon propose d'organiser une tournée dans les bibliothèques de la ville pour commémorer cet incident. Il a toutefois été impossible de joindre lundi le responsable de l'environnement au comité exécutif, Raymond Dion, pour voir si l'idée trouvait écho au sein de l'administration municipale.
Sans surprise, le Comité des arbres de Sainte-Foy-Sillery appuie cette initiative. Même que sa présidente, Johanne Elsener, réclame la confiscation immédiate de tous les troncs d'arbres. Québec a beau avoir retiré au promoteur son permis de construction, celui-ci peut toujours vendre le bois entreposé sur son terrain, craint-elle.















