Pour s'en débarrasser et joindre l'utile à l'agréable, l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique suggère aux automobilistes de la grande région de Québec de les troquer contre six mois de transport gratuit, pour deux personnes, sur les réseaux de la Société de transport de Lévis et du RTC ou contre un abonnement au service d'autopartage Communauto avec un rabais sur le taux horaire d'utilisation des véhicules disponibles. À moins d'opter pour une remise immédiate d'une somme de 300 $.
«La majorité des 3000 propriétaires de ces vieux véhicules que nous avons récupérés depuis le lancement du programme optent pour des titres de transport en commun plutôt que pour les 300 $», soutient André Bélisle, le président de l'AQPLA, l'organisation québécoise à qui le gouvernement fédéral a confié la gestion de ce mandat environnemental.
Vingt mille vieilles minounes pourraient être ainsi retirées des routes québécoises d'ici le 31 mars 2011, pense M. Bélisle. Et en juin, ceux qui n'auront pas encore franchi le pas pourraient peut-être préférer un crédit allant jusqu'à 420 $ à l'achat d'un vélo.
«Quand le programme est devenu national, raconte M. Bélisle, il a fallu intervenir pour inclure les manufacturiers québécois dans la liste. C'est la raison pour laquelle cette option ne sera disponible qu'en juin, le temps de conclure toutes les négociations.»
Les véhicules écartés de la route seront recyclés chez Pintendre Auto, de Lévis, qui en retour contribuera à la Fondation canadienne du rein et à l'AQPLA.
Tout ça et d'autres petits plaisirs font partie du programme «Faites de l'air», lancé mercredi pour la région de Québec, un programme dont les détails sont disponibles sur le site internet de l'association (www.sglpa.com ou www.faitesdelair.org).
Selon M. Bélisle, «l'appui des villes de Québec et de Lévis, ainsi que de leur société de transport, aura un impact considérable sur la qualité de l'air dans la région de la capitale nationale».
Les spécialistes soutiennent que le programme, une fois étendu à l'échelle du Québec, permettra d'améliorer la qualité de l'air en réduisant de 4000 tonnes les émissions de composés organiques volatils (COV) et d'oxyde d'azote (NOx), les deux polluants primaires qui constituent l'ozone troposphérique, un irritant respiratoire et un composant important du smog.











