Interrogée à ce sujet hier, alors qu'elle participait à une conférence de presse sur l'implantation du secrétariat de la Campagne internationale action climat, la ministre Beauchamp a rappelé qu'en matière de cyanobactéries, il faut voir à long terme.
«L'amélioration va se faire sentir à long terme. On a toujours dit que dans le cas de la problématique d'éclosion d'algues bleues, c'est un phénomène qui résulte de générations de comportements pas bien adaptés à la réalité de nos lacs. Ça ne changera pas en un an ou deux», a rappelé la ministre de l'Environnement.
Elle admet que le temps moins chaud et moins ensoleillé des dernières semaines peut être un facteur propice à l'amélioration de la situation, mais bien d'autres facteurs influencent la qualité de nos plans d'eau, notamment l'agriculture, la présence de phosphates et divers comportements humains.
«Il n'y a pas une seule cause à la problématique des algues bleues. Il y a la température, mais il y a aussi les comportements. La vraie question, c'est : est-ce qu'on réussit à diminuer l'apport en phosphore dans nos lacs?», a-t-elle dit.
Au cours des deux derniers étés, la question de la présence des algues bleu-vert dans nos lacs avait suscité bien de l'insatisfaction chez les plaisanciers, les baigneurs et les vacanciers.
«Plusieurs dizaines de mesures», affirme Mme Beauchamp, ont été mises en oeuvre depuis et des campagnes d'information ont été menées.
Le ministère a d'ailleurs lancé sa campagne d'information à la fin de mai. Il rappelle que les citoyens peuvent faire leur part pour prévenir la prolifération de ces algues nocives en utilisant des savons et des détergents sans phosphate, en entretenant correctement leurs installations septiques, en restaurant l'aménagement végétal des rives des lacs et des cours d'eau, ainsi qu'en évitant d'utiliser des fertilisants.
Les algues bleu-vert ou cyanobactéries sont des organismes microscopiques qui prolifèrent lorsque la température de l'eau est élevée, lorsque le courant est faible ou que l'eau stagne. D'après les scientifiques, le principal responsable est l'excès de phosphate.










