Les efforts américains depuis l'élection de Barack Obama ont permis aux États-Unis de quitter la cave du classement, notamment leur volonté affichée de réduire leurs émissions de GES à plus ou moins long terme, de même que d'augmenter leur utilisation d'énergies renouvelables.
À l'inverse, le Canada a tout faux. Les émissions de GES n'ont cessé de croître plutôt que de diminuer, comme s'y était engagé le pays en signant le Protocole de Kyoto (32 % au-dessus de la cible). En passant, la moitié des huit pays les plus industrialisés (G8) au monde devrait y arriver.
Le Canada a aussi la plus haute moyenne annuelle de GES par habitant, 24 tonnes, soit environ le double de la moyenne du G8. Qui plus est, la proportion d'énergies renouvelables est en déclin depuis 1990.
Aucune amélioration
En fait, on ne note aucune amélioration depuis l'an passé, bien au contraire.
Le rapport du WWF souligne que le Canada tente généralement de ralentir les efforts de lutte contre les changements climatiques plutôt que d'essayer de trouver des solutions.
Seul point positif de la douzaine de catégories évaluées : la faiblesse des émissions de CO2 par kWh. Mais le mérite est faible puisque ces bons résultats sont «aidés» par l'utilisation d'hydroélectricité - en majorité au Québec, faut-il le rappeler.
«À aucun endroit sur Terre, si peu d'individus peuvent compter sur autant de ressources, pourtant le Canada arrive au dernier rang des nations pour les protéger des dangers des changements climatiques», a commenté Keith Stewart, du WWF-Canada.
Globalement, les pays du G8 prennent des mesures, mais elles sont largement insuffisantes pour contrer un dérèglement du climat mondial, souligne le rapport du WWF.
Sommet en Italie
Son dévoilement cette semaine n'est pas innocent : il précède la tenue d'un sommet du G8, le 9 juillet, en Italie, où il sera question de changements climatiques et des négociations mondiales à Copenhague, en décembre. On a donc évalué les pays en fonction des améliorations depuis 1990 (année de référence du Protocole de Kyoto), de la situation actuelle et de la mise en place de politiques ambitieuses et d'engagements internationaux.
Il sera particulièrement intéressant de voir la réaction du Canada à ce sommet du G8. Le mois dernier, Le Devoir révélait que le gouvernement Harper juge irréaliste une baisse des émissions des GES de 25 % à 40 % d'ici 2020, une cible qu'il s'était pourtant engagé à atteindre lors de la conférence de Bali, en 2007. Lors de la conférence suivante, à Poznan, en 2008, les écologistes, et même certains diplomates, ont accusé le Canada de vouloir saboter les négociations.
Sur Internet : http://wwf.ca/conservation/global_warming/take_action/g8/
Le classement
1. Allemagne
2. Angleterre
3. France
4. Italie
5. Japon
6. Russie
7. États-Unis
8. Canada











