Cette démarche n'est pas étrangère à la visite effectuée sur le site d'exploration par le comité Vigilance citoyenne, une branche issue du Regroupement Sept-Îles sans uranium, et à laquelle le conseiller juridique d'ITUM a participé.
Le conseil montagnais réclame que la compagnie cesse immédiatement toute activité minière, incluant l'exploration sur ses terres ancestrales. «Nous n'avons jamais été consultés. Nous avons un droit de conservation et de protection de l'environnement, ainsi qu'un droit de surveillance sur notre territoire et sur l'utilisation de ses ressources», soutient le conseiller juridique de ITUM, Jonathan Genest-Jourdain.
ITUM veut attendre que Terra Venture réagisse avant de poursuivre ses démarches dans le dossier.
Les 20 et 21 mai, le comité Vigilance citoyenne, formé d'une quinzaine de citoyens, s'est rendu sur 9 des 12 sites de
forage de Terra Venture, au lac Kachiwiss.
Selon le comité, Terra Venture enfreindrait plusieurs règles environnementales, notamment en ce qui concerne la Loi sur les mines et le Règlement sur les normes d'interventions en forêt.
Le regroupement a fait parvenir deux plaintes dénonçant les infractions de Terra Venture au ministère des Ressources naturelles et de la Faune, et une autre au ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs.
«Nous avons détecté des déversements d'hydrocarbures sur les sols et dans un lac. Des échantillons ont été soumis à une analyse», indique le porte-parole du Regroupement Sept-Îles sans uranium, Marc Fafard.
Le comité dit avoir identifié une douzaine de carottes de forage radioactives sur le massif du lac Daigle. «Les carottes sont classées là, comme dans une bibliothèque», témoigne Marc Fafard.
Selon lui, les carottes de forage laissées à l'air libre libèrent du radon et propagent des particules fines de métaux
radioactifs.
En janvier, la Ville de Sept-Îles avait de son côté demandé à Québec d'établir un moratoire sur l'exploration et l'exploitation de l'uranium. ITUM faisait de même en mars.











