Tous les cinq ans, les Grands Feux font une étude d'impact environnemental, à laquelle se sont ajoutées au fil des ans d'autres recherches sporadiques. En 1999, à la demande du gouvernement et en collaboration avec celui-ci, l'administration s'est penchée sur la qualité de l'air et de l'eau. «Au moment du lancement d'un feu d'artifice, il y a un panache de fumée qui se déplace et les produits qui sont utilisés pour faire des étincelles sont des produits chimiques [...] qui peuvent être nocifs pour la santé», précise
M. Dallaire. Les tests réalisés ont permis de constater qu'il y a effectivement un panache de fumée qui se crée du côté est, qui se colle sur la falaise et passe lentement dans le public.
Le côté ouest n'est pas affecté, note-t-il. L'organisation affiche maintenant des pancartes informant les gens qui souffrent de maladies respiratoires d'éviter la section est. Cet écran de fumée se dissipe après 10 à 35 minutes, selon les vents. L'organisation s'est aussi basée sur une étude réalisée à Walt Disney World, qui comptait à son actif quelque 2000 spectacles. L'effet sur la qualité de l'eau a été jugé négligeable.
Quelles conséquences ont les vibrations causées par les explosions? En 2000, une étude sur les effets sismiques a conclu que «les pas des touristes, dans l'escalier par exemple, ou sur les promenades, ou sur le pont, émettent plus de vibrations que la finale d'un gros spectacle pyrotechnique», affirme M. Dallaire. Idem pour un orage électrique.
L'étude la plus récente, en 2008, visait à déterminer si les bombes nautiques nuisaient aux poissons. Les résultats montrent des effets «non significatifs» puisque les poissons, lorsque la bombe tombe dans l'eau, se sauvent. Au moment de l'explosion, quatre à six secondes plus tard, ils sont donc hors d'atteinte.














