Qu'on se le dise, la météo est pour beaucoup l'art de présenter les choses. Vous êtes-vous déjà interrogé sur la différence entre un ciel variable et une alternance de soleil et de nuages? À l'oreille, la première formulation est plus agréable. Elle élude la question des nuages. Ou encore, préférez-vous une journée généralement nuageuse avec des percées de soleil ou une journée partiellement ensoleillée? Il semble que la seconde formulation donne espoir, surtout si la présence du soleil se fait sentir plus que prévu.
Les présentateurs météo ont compris comment utiliser le lexique météorologique pour rendre plus optimistes certaines prévisions foncièrement négatives. Mais pas Environnement Canada où l'avenir semble sombre. Du moins, en ce qui a trait aux prévisions à long terme.
Tableau: une question de sémantique
Un météorologue a déjà confié au Soleil que les ordinateurs qui fournissent les modèles optent toujours «pour le scénario du pire». Ça se reflète sur leur site Internet. En juillet, la prédiction à long terme indiquait 20 fois «nuageux avec 60 % de probabilités d'averses».
Chez MétéoMédia, on est plus nuancé. Dans les prédictions à long terme de juillet, 60 % de probabilités d'averses n'est employé que quatre fois, 40 %, six fois, alors que 10 % et 20 % sont utilisés chacun à cinq occasions.
Mais savez-vous quoi? Cet air d'optimisme de MétéoMédia ne change rien aux faits. Il a plu 9?jours sur 10 comme l'indiquaient les prévisions, peu importe le pourcentage de précipitations.













