C'est l'opinion publique qui a fait fléchir la bannière. Un récent sondage auprès de la clientèle a révélé que deux fois plus de consommateurs étaient prêts à débourser 5 ¢ par sac qu'en juin 2008. Mais, en un an, plusieurs commerces de détail ont imposé des frais (RONA, IKEA, Proxim, etc.) ou banni les sacs, comme la SAQ, fait valoir Anne-Hélène Lavoie, porte-parole de Sobeys, propriétaire de la bannière IGA. «En environnement, certaines choses changent rapidement.»
Pour rester compétitifs
Sobeys, contrairement à d'autres bannières, n'a pas l'intention de verser les sommes recueillies pour la vente des sacs et épargnées sur la diminution des sacs utilisés dans un fonds vert. «Les montants économisés vont nous permettre de rester compétitifs», souligne Mme Lavoie.
La compagnie verse toutefois 1 million $ annuellement, depuis 2008, à des projets environnementaux dans le cadre de son partenariat avec le Jour de la Terre. Cette contribution permet, par exemple, à la Corporation du bassin de la Jacques-Cartier d'offrir des barils pour récupérer l'eau de pluie au tiers du prix, barils qui servent à freiner l'écoulement des sédiments dans les cours d'eau, qui favorisent l'éclosion de cyanobactéries.
Baisse de 70 % en Ontario
L'imposition des frais de 5 ¢, entrée en vigueur le 1er juin en Ontario, a fait chuter le nombre de sacs de 70 %.
On s'attend à des résultats semblables ici. Pour préparer psychologiquement leurs clients au changement, les IGA offrent des sacs réutilisables gratuits pour chaque tranche d'achats de 70 $.










