L'incinérateur enflamme le conseil municipal

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La chef de l'opposition, Anne Beaulieu, craint de... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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La chef de l'opposition, Anne Beaulieu, craint de voir Québec prolonger en douce la durée de vie de l'incinérateur.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Pierre-André Normandin
Le Soleil

(Québec) L'incinérateur est venu enflammer le débat électoral, lundi soir, lors du conseil municipal. Le maire Régis Labeaume a refusé de répondre aux inquiétudes de l'opposition sur l'avenir de cette installation, disant y voir une simple manoeuvre électorale.

À l'ouverture du conseil municipal lundi soir, la chef de l'opposition, Anne Beaulieu, s'est inquiétée de lire dans un communiqué de la Ville que l'incinérateur fonctionnerait pour «au moins 15 ans» encore. Voilà : pour faire accepter le prolongement de sa durée de vie, l'administration L'Allier s'était engagée à fermer l'installation d'ici 2024... dans 15 ans. Elle craint de voir Québec prolonger en douce sa durée de vie.

«C'est moins les inquiétudes de la population que celle de la candidate», a rétorqué Régis Labeaume, accusant sa vis-à-vis de faire de la «très, très, très petite, petite politique». Il a de nouveau invité Mme Beaulieu à se lancer dans la course à la mairie.

«C'est une irresponsabilité démocratique que la chef de l'opposition ne se présente pas à la mairie. Elle veut garder son travail et son salaire [de conseillère] au lieu de remplir son devoir démocratique. Maintenant qu'elle s'aperçoit que c'est bien possible qu'elle ne soit plus conseillère, vient l'heure du bonhomme Sept-Heures. Quand ça va mal, il y a des politiciens qui créent des crises, comme il y en a qui créent des guerres. Ce soir, ce sera la crise de l'incinérateur.»

Et d'ajouter que «si elle a peur pour son poste de conseillère, [Anne Beaulieu] a jusqu'au 2 octobre pour retrouver un peu de courage et se présenter à la mairie».

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