C'est maintenant que les estivants ont délaissé leur chalet que s'ouvre la véritable saison des cyanobactéries au Québec. Pour l'instant, seuls quatre lacs font l'objet d'une interdiction décrétée par Québec, mais il n'y a pas d'indications sur le nombre total de lacs touchés par le phénomène.
Au lac Saint-Joseph, les analyses du ministère de l'Environnement, qui permettent de déterminer la toxicité des cyanobactéries, n'ont pas encore été divulguées. Mais le lac a connu un épisode d'éclosions de fleurs d'eau chaque année depuis 2006. Des tests effectués par la Corporation du bassin de la Jacques-Cartier révèlent que le bassin nord du lac n'a pas encore atteint sa capacité de support du phosphore, mais que le bassin sud l'a dépassée.
Les études n'ont pas encore été rendues publiques, mais elles ont été remises récemment aux trois municipalités riveraines, assure Antoine BourÂque, le directeur général de la Corporation. Le phosphore n'est pas la cause unique des cyanobactéries dans un lac, mais il joue un rôle majeur, puisqu'il nourrit la croissance des algues.
«Le lac Saint-Joseph est loin d'être perdu, mais sans actions concrètes, son avenir est sombre», croit Linda Hayes, la présidente de l'Association pour la protection de l'environnement du lac Saint-Joseph. L'Association a mis sur pied une campagne de sensibilisation, avec le concours gratuit de Cossette Communications.
Son slogan - «Sans protection, il n'y a plus d'eau» - évoque la fragilité de l'environnement. Affiches et décalques où on a retiré la lettre «O» (P ussez ou S rtie) ont été placés en des endroits stratégiques. Plusieurs commerçants participent également à la campagne de sensibilisation.

















