Jour du dépassement: quand la nature ne peut plus nous faire crédit

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Mince consolation, le jour du dépassement est survenu...

Agrandir

Mince consolation, le jour du dépassement est survenu une journée plus tard que l'an passé, ce qui est attribuable à la crise économique mondiale. Les dernières années, la date se rapprochait du 1er janvier de six jours à la fois.

Éric Moreault
Le Soleil

(Québec) C'est le 25 septembre 2009 que les habitants de la Terre commencent à dilapider les ressources naturelles pour les générations futures, et ce, jusqu'à la fin de l'année. Notre empreinte écologique en ce jour du dépassement (earth overshoot day) est de 1,4 planète. Autrement dit, nous dilapidons en 10 mois ce que la nature prend un an à régénérer.

Ce calcul non scientifique, mais néanmoins savant, est réalisé par l'ONG Global Footprint Network, fondée en 2003. Elle regroupe 23  pays, plus de 200 villes (dont Calgary et Vancouver), scientifiques et universités (dont l'Institut de technologie de Colombie-Britannique) qui cherchent à créer un monde où tous peuvent bien vivre dans les limites des moyens de notre planète.

Son président, Mathis Wackernagel, est le coinventeur du con­cept d'empreinte écologique. «Pendant des années, notre demande en ressources a excédé, de plus en plus, le budget de ce que la nature peut produire. Les dangers urgents auxquels nous faisons face - notamment les changements climatiques, mais aussi la perte de biodiversité, la déforestation, le déclin des pêcheries, l'érosion des sols et le manque d'eau - sont des signaux clairs : la nature ne peut plus nous faire crédit.»

Son organisation a beaucoup de pain sur la planche: au rythme où nous allons, et rien n'indique que nous voulons ralentir, nous aurons besoin de deux planètes pour subvenir à nos besoins en 2040. Les défis sont tellement énormes, que le Global Footprint Network en appelle à rien de moins qu'à une révolution «dans nos économies, sociétés, choix d'énergie et styles de vie».

Mince consolation, le jour du dépassement est survenu une journée plus tard que l'an passé, ce qui est attribuable à la crise économique mondiale. Les dernières années, la date se rapprochait du 1er janvier de six jours à la fois.

La disproportion est évidemment flagrante, dans l'utilisation des ressources, selon l'endroit où on habite. L'empreinte écologique nord-américaine est passée de 5,2  hectares, en 1961, à 9,5  hectares en 2005 (l'équivalent de 16  terrains de football américain). Pendant la même époque, la biocapacité est passée de 8,7  hectares à 5,5  hectares. C'est presque cinq fois plus que pour un Brésilien ou pour un Malien, et presque deux fois plus que les Français, mais 10  fois plus qu'un Pakistanais.

Ce calcul est effectué chaque année en comparant l'empreinte écologique - le total requis de terres productives et de régions maritimes pour produire les ressources que nous consommons et jetons, incluant les émissions de GES - à la biocapacité, soit la capacité des écosystèmes à produire des ressources. Sur Internet : www.footprintnetwork.org

Trois planètes pour le Québec

Si tout le monde adoptait le style de vie des Québécois, il faudrait trois planètes pour soutenir un tel développement. C'est l'empreinte écologique qu'avait calculée Harvey Mead, le premier commissaire au développement durable du Québec, en 2007. Le mandat de M.  Mead n'a pas été renouvelé par le gouvernement Charest.

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer