Sept des 12 circonscriptions québécoises ciblées dans cette opération de sensibilisation pancanadienne sont situées dans la capitale et sur la Rive-Sud. Parce que les députés y ont été élus par de faibles majorités. Mais aussi parce qu'ils siègent au sein du gouvernement conservateur.
Lorsque les cartes postales entreront par centaines à leur bureau - déjà 5000 sont signées -, «on pense qu'ils vont être plus disposés à écouter leurs citoyens et à comprendre qu'ils sont inquiets», explique Thomas Duchaine, chargé de projets chez Équiterre.
M. Côté et Mme Roy sont «préoccupés» par nos problèmes environnementaux et ont adopté des comportements conséquents. Ils ont toutefois franchi une étape supplémentaire en s'impliquant bénévolement, comme une cinquantaine de concitoyens. «J'ai trois enfants. J'ai pas vraiment le temps. Mais je sens l'urgence d'agir», explique Mme Roy, qui ne se décrit pas comme alarmiste de nature.
Citoyens concernés
Elle avait des papillons dans l'estomac quand elle a abordé la première fois ses collègues, les gens dans l'autobus ou à l'entraînement. Mais elle, comme M. Côté, a été stupéfaite de la réponse. «Beaucoup nous remerciaient de notre implication, témoigne M. Côté. C'est stimulant... et ça suscite une réflexion chez les gens.» Selon leur estimation, plus des trois quarts des gens abordés, souvent dans des centres commerciaux ou des commerces de proximité, signent une carte postale ou la pétition, souvent les deux. Plusieurs «sont conscients de la problématique».
À savoir que le Canada n'a pas respecté ses engagements envers le protocole de Kyoto et fait de l'obstruction à son successeur, qui sera discuté lors du sommet de Copenhague, en décembre, sous l'égide des Nations unies. Les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) devraient diminuer de 25 % à 40 % d'ici 2020 pour éviter un réchauffement trop important.
«Certains font des commentaires ironiques» sur le fait qu'une pétition risque peu de faire fléchir le gouvernement canadien. «Moi, je crois qu'il y a moyen de faire autrement», soutient Mme Roy. En fait, ajoute-t-elle, ce ne devrait pas être les citoyens qui doivent convaincre le gouvernement, mais l'inverse. «Je suis sûre que nous développerions une fierté par rapport aux actions vertes si on sentait une plus grande volonté politique», plaide Marjolaine Roy.
Des bénévoles seront au Musée de la civilisation dimanche et aux Galeries Chagnon (à Lévis) en fin de semaine. Vous pouvez aussi appeler au Conseil régional de l'environnement de la Capitale-Nationale, qui est associé à Équiterre et à Nature Québec dans cette initiative, au (418) 524-7113.















