La situation a été portée à l'attention des autorités municipales le 6 novembre. Depuis, des visites quotidiennes du service de l'environnement et de l'arrondissement sur le chantier qui a cours sur la rue des Loutres n'ont pas dissuadé le promoteur Placements Lemniscate, dirigé par Sébastien Leboeuf et Patrick Bragoli, de cesser ses activités. Le recours aux tribunaux devrait le convaincre, espère la Ville.
Des inspecteurs étaient sur place, mercredi, pour évaluer les dommages causés. Le promoteur s'expose à des amendes de 100 $ à 200 $ par arbre coupé jusqu'à concurrence de 5000 $ si la superficie touchée est inférieure à un hectare. Le montant peut atteindre de 5000 $ à 15 000 $ par hectare complet abattu, auquel s'ajoute une somme supplémentaire de 100 $ à 200 $ par arbre. Dans le cas d'une récidive, la somme varie de 10 000 $ à 30 000 $ selon la superficie déboisée.
Mardi, des citoyens en colère, résidants du secteur, ont sonné l'alarme en communiquant avec Le Soleil. L'un d'eux, Guy Chicoine, a eu connaissance des travaux une première fois la fin de semaine du 31 octobre. À cette date, croyait-il, le promoteur avait les permis nécessaires. Vérification faite, ce n'était pas le cas. M. Chicoine s'interrogeait alors sur le véritable pouvoir de la Ville à faire respecter ses règlements et sur l'effet dissuasif des amendes imposées.
Placements Lemniscate a bien reçu l'aval du comité exécutif de la Ville à l'automne pour développer ce secteur où l'on prévoit ouvrir de nouvelles rues et construire 160 maisons unifamiliales. Le projet sera relié au sud grâce au prolongement du boulevard du Loiret. Toutefois, le conseil municipal n'a pas encore été saisi du dossier et aucun permis de construction n'a encore été délivré.
Joint mardi, M. Leboeuf a soutenu qu'il s'agissait d'une erreur de la Ville. Une rencontre était alors prévue demain entre les parties. Il n'a pas été possible de savoir, mercredi, si cette rencontre aurait toujours lieu, ni si le promoteur a l'intention de contester l'injonction.












