La lettre commune du Conseil patronal de l'environnement du Québec (CPEQ) et d'Équiterre s'inscrit dans la foulée de la signature récente du «Communiqué de Copenhague» par 700 entreprises de partout dans le monde. Ce communiqué réclame une «entente robuste et ambitieuse» lors du Sommet de Copenhague, en décembre, qui réunira près de 200 pays pour négocier un successeur au protocole de Kyoto. Il demande ainsi que les pays s'engagent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) de 50 % à 85 % d'ici 2050.
Le CPEQ et Équiterre ne chiffrent pas d'objectifs de réduction, mais comme ils endossent le dernier rapport du GIEC et l'objectif global de 2 °C, leur position s'inscrit dans une fourchette de réduction de 25 % à 40 % d'ici 2020, comparée aux émissions de 1990.
Les signataires réclament la mise en place d'un système fédéral de plafonnement et d'échanges de droits d'émissions (cap & trade). «Il convient notamment de reconnaître les efforts du secteur manufacturier québécois qui a réduit ses émissions de GES de 7,1 % depuis 1990 et, à l'inverse, que les secteurs qui ont beaucoup participé à l'augmentation des GES au Canada soient mis à contribution.»
Au Québec, les signataires ciblent les transports, qui contribuent à 40 % des émissions. Il sera essentiel, disent-ils, de mettre les véhicules vétustes au rancart et d'encourager l'implantation de modes de transports écologiques.
Le milieu des affaires québécois estime que si les changements climatiques s'avèrent «la plus grande menace collective à laquelle nous sommes confrontés», ils «constituent en même temps une occasion des plus prometteuses pour faire du Québec une société durable, moderne et prospère».
Le CPEQ, fondé en 1992, regroupe environ 185 entreprises et 20 associations parmi les plus importantes au Québec.












