«Une requête sera présentée peu après le dépôt de notre défense, à la fin janvier, demandant à la Cour de revoir la véritable étendue du groupe visé par le recours», indique la directrice régionale des communications du ministère de la Justice, Francine Robichaud. Jusqu'à maintenant, quelque 2200 adhérents réclament une compensation à l'armée et un de ses sous-traitants qui ont souillé la nappe phréatique coulant sous Shannon avec du trichloroéthylène (TCE), un dégraissant cancérogène.
En parallèle, les avocats espèrent faire tomber le recours en prétextant que l'essaim de victimes présumées est trop disparate pour que toutes soient regroupées dans la même cause. Ils soutiennent également que l'infirmière Marie-Paule Spieser, qui porte le dossier, n'est pas représentative des personnes inscrites.
D'ailleurs, mercredi, le ministre de la Défense nationale, Peter MacKay, a confirmé que le fédéral compte enterrer le dossier : «Le gouvernement est d'avis que cette affaire ne peut plus faire l'objet d'un recours collectif et s'emploie à faire classer l'affaire.»
Nous voulions que le ministre précise. Jeudi, M. MacKay n'était pas disponible pour une entrevue. Sa collègue conservatrice, Josée Verner, ministre responsable de la région de Québec, n'a pas plus commenté cette déclaration. Son cabinet souligne que le tribunal est maintenant maître de la cause et que les élus doivent laisser la justice suivre son cours.
Le recours collectif est ouvert à «toute personne physique qui réside sur le territoire de la municipalité de Shannon ou sur la rue Cannon située sur le territoire de la municipalité de Saint-Gabriel-de-Valcartier, ou qui y a résidé depuis le 1er janvier 1953, [...] affectée personnellement ou dans ses biens par la contamination de la nappe phréatique par le trichloroéthylène (TCE) et ses sous-produits de dégradation issue des immeubles propriétés du gouvernement du Canada à la base des Forces canadiennes Valcartier et de SNC Technologies inc.»




















