Québec sera la troisième ville à accueillir une oeuvre de la série Ice Bear Project (rebaptisée Ours polaires sur glaces éphémères) initiée par l'artiste britannique Mark Coreth et le World Wildlife Fund (WWF). Copenhague et Londres ont depuis cette fin de semaine leur ours de glace qui, à mesure qu'il fond, expose un squelette de bronze. L'exercice chapeauté ici par Équiterre se veut un symbole des effets des changements climatiques sur les habitats et les populations nordiques.
Arrivé récemment dans la capitale, le squelette métallique conçu par Mark Coreth a commencé lundi sa «congélation», sous la supervision de l'équipe de l'Hôtel de glace. Au fil des six prochaines semaines, la sculpture sera progressivement immergée dans quelque 9000 litres d'eau. Le mois prochain, le bloc d'environ 11 tonnes sera transporté devant le parlement, où l'artiste inuit Peter Boyle lui donnera la forme d'un ours.
«C'est la poursuite d'un bel événement artistique et environnemental, illustre le président et directeur général de l'Hôtel de glace, Jacques Desbois. L'ours polaire est le seigneur de l'Arctique et c'est le premier fragilisé par les changements climatiques. On souhaite toucher les gens et activer la roue du changement.»
Une idée qui fait du chemin
Si l'Europe a été la première à profiter du Ice Bear Project, c'est bel et bien dans notre pays qu'est née l'inspiration du sculpteur Mark Coreth. «Il a été dans le Nord canadien pour observer l'ours polaire», explique M. Desbois.
Et son idée continuera de faire du chemin chez nous : après son séjour à Québec pendant le Carnaval, l'ours prendra la route d'Ottawa pour poursuivre sa mission de sensibilisation au Bal de neige. L'objectif : terminer le périple à Vancouver, pendant les Jeux olympiques. «Il reste plusieurs ficelles à attacher, mais c'est notre souhait», affirme Jacques Desbois.
Ceux qui veulentt encourager la lutte aux changements climatiques pourront le faire en passant une nuit à l'Hôtel de glace. Une suite inspirée d'Ours polaires sur glaces éphémères sera aménagée.











