Comme les Olympiques, ce congrès international n'a lieu qu'une fois aux quatre ans, et comme par hasard, il se tient la même année que les Olympiques d'hiver. Le congrès précédent s'est d'ailleurs tenu à Turin, qui était justement l'hôte des Jeux en 2006.
L'événement de cette année marque une première à plusieurs titres pour l'AIPCR. C'est la première fois, depuis sa création, que le Congrès international se tient en Amérique du Nord. C'est aussi la première fois qu'une femme est présidente de l'AIPCR, et que la présidence est nord-américaine. C'est la sous-ministre aux Transports du Québec, Anne-Marie Leclerc, qui préside l'organisme. L'AIPCR a d'ailleurs célébré ses 100 ans l'année dernière.
Plus d'une centaine de pays sont membres de l'Association mais le Congrès sur l'hiver réunit 1000 participants d'une cinquantaine de pays, qui présenteront des conférences techniques sur tous les aspects des transports hivernaux. Des congressistes américains étaient d'ailleurs retenus lundi à Washington, en raison de la tempête qui a frappé l'est des États-Unis.
Sécurité et environnement
«Gérer le réseau routier en hiver n'est plus aussi simple que ça l'était», résume Richard Charpentier, directeur régional pour Chaudière-Appalaches au ministère des Transports, et représentant du Québec au comité technique de l'AIPCR.
Les gestionnaires ont besoin d'outils de plus en plus performants afin de concilier la sécurité des voyageurs avec la protection de l'environnement. «Nous avons besoin de savoir quel est le meilleur moment d'épandre le sel de voirie et aussi savoir quelle quantité utiliser pour minimiser l'impact écologique.»
Pour y parvenir, on commence même à cueillir des données directement des automobilistes eux-mêmes. Dans certains pays, on installe des capteurs sur les automobiles et les données sur le comportement des véhicules sont transmises immédiatement aux gestionnaires, des informations qui donnent une image encore plus précise des conditions routières.
Le Québec est la seule province canadienne à occuper un siège au sein de l'Association. Les règles actuelles ne permettraient plus à une province d'en devenir membre, mais comme le Québec était déjà membre, il conserve son siège à titre de droit acquis.










