Congrès de l'Association mondiale de la route: l'art de gérer l'hiver

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Régis Labeaume participe au congrès de l'AIPCR qui... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Régis Labeaume participe au congrès de l'AIPCR qui se déroule pour la première fois en Amérique du Nord.

Le Soleil, Erick Labbé

 

Pierre Asselin
Le Soleil

(Québec) Près de 1000 personnes se retrouvent au Centre des congrès cette semaine pour parler d'un seul sujet : l'hiver. Les membres de l'Association mondiale de la route (AIPCR) vont en effet échanger les plus récentes connaissances sur les façons de gérer un réseau routier dans la neige et le froid.

Comme les Olympiques, ce congrès international n'a lieu qu'une fois aux quatre ans, et comme par hasard, il se tient la même année que les Olympiques d'hiver. Le congrès précédent s'est d'ailleurs tenu à Turin, qui était justement l'hôte des Jeux en 2006.

L'événement de cette année marque une première à plusieurs titres pour l'AIPCR. C'est la première fois, depuis sa création, que le Congrès international se tient en Amérique du Nord. C'est aussi la première fois qu'une femme est présidente de l'AIPCR, et que la présidence est nord-américaine. C'est la sous-ministre aux Transports du Québec, Anne-Marie Leclerc, qui préside l'organisme. L'AIPCR a d'ailleurs célébré ses 100 ans l'année dernière.

Plus d'une centaine de pays sont membres de l'Association mais le Congrès sur l'hiver réunit 1000 participants d'une cinquantaine de pays, qui présenteront des conférences techniques sur tous les aspects des transports hivernaux. Des congressistes américains étaient d'ailleurs retenus lundi à Washington, en raison de la tempête qui a frappé l'est des États-Unis.

Sécurité et environnement

«Gérer le réseau routier en hiver n'est plus aussi simple que ça l'était», résume Richard Charpentier, directeur régional pour Chaudière-Appalaches au ministère des Transports, et représentant du Québec au comité technique de l'AIPCR.

Les gestionnaires ont besoin d'outils de plus en plus performants afin de concilier la sécurité des voyageurs avec la protection de l'environnement. «Nous avons besoin de savoir quel est le meilleur moment d'épandre le sel de voirie et aussi savoir quelle quantité utiliser pour minimiser l'impact écologique.»

Pour y parvenir, on commence même à cueillir des données directement des automobilistes eux-mêmes. Dans certains pays, on installe des capteurs sur les automobiles et les données sur le comportement des véhicules sont transmises immédiatement aux gestionnaires, des informations qui donnent une image encore plus précise des conditions routières.

Le Québec est la seule province canadienne à occuper un siège au sein de l'Association. Les règles actuelles ne permettraient plus à une province d'en devenir membre, mais comme le Québec était déjà membre, il conserve son siège à titre de droit acquis.

 

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