«On a toujours fait la promotion de l'énergie éolienne, et on va continuer à le faire, mais pas à cet endroit-là», a indiqué le président de Nature Québec, Christian Simard.
Le développement éolien prévu, un projet de 150 mégawatts promu par Énergie Saint-Laurent, nécessiterait la construction de 40 kilomètres de chemins forestiers dans un espace relativement restreint, sans compter le déblai et le remblai en raison du terrain très accidenté, a ajouté le président du Réseau des montagnes, Alain Chabot.
La coalition, complétée par le Groupe des ornithologues de Beauce-Etchemin et le Club d'ornithologie de Québec, a souligné que le Massif compte pour environ 20 % des aires de nidification de la grive de Bicknell, une espèce que le provincial a pourtant déclarée «vulnérable» pas plus tard qu'en octobre dernier.
Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada l'a quant à lui désignée «menacée» en novembre dernier. L'oiseau niche généralement à plus de 700 mètres d'altitude, mais jamais très au nord, ce qui donne une grande importance à la vingtaine de sommets du Massif du Sud. «Il me semble que si on reconnaît qu'il faut protéger cette espèce, on reconnaît aussi qu'il faut protéger son habitat», a commenté M. Simard.
Le Massif sert en outre de source à une dizaine de rivières - dont l'Etchemin, qui est une rivière à saumons - et abrite une population indigène d'omble de fontaine.
La coalition a également noté que les aires protégées constituent seulement 1,9 % de la région de Chaudière-Appalaches, contre 8 % dans l'ensemble de la province - et 12 % d'ici 2015. Le Massif du Sud serait d'ailleurs un des rares endroits de la région encore transformable en aire protégée puisqu'il n'y reste plus beaucoup de terres publiques.






















