La Ville de Longueuil a été particulièrement loin pour éviter les problèmes de pollution sonore en bordure de ses principaux axes routiers. Son plan de développement - «schéma d'aménagement» dans le jargon municipal - dresse une liste de ses routes et autoroutes détaillant la vitesse et le débit de circulation. Ces facteurs permettent ainsi de déterminer la distance minimale qui doit exister entre toute construction neuve et l'axe routier.
Ainsi, le long de l'autoroute 30, il est interdit de construire à moins de 550 mètres du bitume. Sur la A-10, la distance est de 480 mètres. Pour la A-20, c'est 520 mètres. La municipalité permet de construire en deçà de cette distance si des murs antibruit sont érigés et qu'ils permettent de réduire le bruit à moins de 55 dB, limite fixée par le ministère des Transports pour déterminer qu'un axe est problématique.
Écrans obligatoires
La MRC de Laval prévoit une distance de 400 mètres en bordure des autoroutes 15, 19, 25 et 440, peut-on lire dans son schéma d'aménagement. Construire dans cette zone est possible, mais les promoteurs doivent ériger des écrans et démontrer dans un rapport que le projet respecte la norme des 55 dB.
Le règlement de zonage de Gatineau prévoit pour sa part une distance de 130 mètres entre toute habitation et une autoroute. Encore une fois, la Ville permet la construction dans cette zone tampon à condition de construire un mur antibruit. «La construction de cet écran doit être réalisée préalablement à l'émission de tout permis de construire du bâtiment principal», précise-t-on.
À Québec, le règlement d'urbanisme prévoit une distance de 30 mètres entre toute nouvelle habitation et une autoroute. Un tampon de 45 mètres est exigé pour les bâtiments publics. La capitale permet aussi de construire dans cette zone si un professionnel atteste que le bruit mesuré est inférieur à 55 dB.















