Lancé par Équiterre dans la région de Montréal en 2008 et diffusé dans la région de Québec l'an dernier, Défi Climat s'étend maintenant à toute la province, notamment grâce à une contribution de 785 000 $ sur deux ans du gouvernement provincial.
La campagne consiste à rejoindre autant de gens que possible au moyen de plusieurs centaines d'entreprises et institutions participantes (environ 650 en date de mercredi) et à leur proposer 23 gestes concrets pour réduire leurs émissions de GES.
Ceux-ci vont de l'adoption du transport en commun pour aller travailler jusqu'au calfeutrage des fenêtres, en passant par se réserver une journée sans viande par semaine et participer à des réunions par téléconférence plutôt que de se déplacer.
Les organisateurs du Défi Climat espèrent atteindre 600 000 personnes et en convaincre 50 000 de s'engager à poser au moins un des gestes proposés, ce qui permettrait de réduire les émissions de GES d'environ 70 000 tonnes, ce qui équivaut aux émissions de 20 000 voitures pendant un an.
«Il y a une question qu'on m'a souvent posée depuis l'échec de la conférence de Copenhague: et maintenant, qu'est-ce qu'on fait? [...] Le fait que plusieurs de nos leaders [pas tous, cependant] nous aient fait faux bond ne veut certainement pas dire que l'on doive laisser tomber la lutte contre les changements climatiques, a commenté l'écologiste Steven Guilbeault, qui agit comme coporte-parole pour la campagne avec la présidente du Conseil patronal de l'environnement du Québec, Hélène Lauzon.
«Même si ce ne sont pas seulement les individus qui vont pouvoir faire une différence, il reste que chaque petit geste compte, et que 50 000 petits gestes ensemble, cela fait un très, très gros geste.»
L'an dernier, Défi Climat s'était fixé comme objectif d'«enrôler» 225 entreprises et institutions, et en a obtenu 290. Environ 36 500 personnes avaient alors pris des engagements (on peut le faire en ligne à www.deficlimat.qc.ca) qui ont réduit leurs émissions de GES de 60 000 tonnes.












