Si la météo était un sport, le printemps arriverait bon dernier. Le printemps 2009 a brisé une séquence de cinq saisons consécutives au-dessus des températures normales. En fait, depuis 1997, chaque fois qu'une saison a obtenu une moyenne sous les normales, c'était - vous l'avez compris - le printemps!
Mais revenons à notre hiver 2010, qui tire sa révérence. Dans la région climatique Forêt Nord-Est, qui englobe le Québec et l'Ontario, Environnement Canada enregistre une température moyenne de 4,2 °C au-dessus des normales. Du jamais-vu depuis le début de l'enregistrement des données météorologiques en 1948! Le nouveau record fait passer l'hiver 1998 au second rang, avec 4,1 °C.
Ce fut le sixième hiver le plus sec, avec 25 % de moins de précipitations que la normale. Notable, mais pas de quoi fouetter un chat si on se compare aux montagnes du sud de la Colombie-Britannique, qui ont connu leur hiver le plus sec jamais enregistré avec des précipitations de 55,9 % sous la normale. Ceux qui ont trouvé que la neige était rare aux Jeux olympiques de Vancouver ont maintenant des chiffres pour appuyer cette impression.
«Les températures hivernales ont augmenté de 2,5 °C au cours des 63 dernières années. L'hiver est la saison pour laquelle on enregistre le réchauffement le plus important, mais une tendance vers un réchauffement a été observée pour toutes les saisons depuis 1948», lit-on sur le site d'Environnement Canada. Si la météo était un sport, l'hiver obtiendrait une médaille d'or (si on l'aime chaud, s'entend).










