«C'est loin d'être exceptionnel», a affirmé au Soleil Reynald Du Berger, ingénieur, professeur titulaire de géophysique à la retraite de l'Université du Québec à Chicoutimi. Le 6 mars dernier, la ville de Beaupré a connu un tremblement de terre de 3,1.M.
Du Berger a expliqué au Soleil que la zone de l'épicentre n'est pas reconnue comme un secteur où il y a beaucoup de tremblements de terre. Le séisme de samedi s'est produit le long d'une des failles de la vallée du Saint-Laurent, créée par des forces qui ne sont plus en action aujourd'hui, a-t-il tenu à rassurer.
Par ailleurs, M. Du Berger a souligné que le séisme n'était pas assez puissant pour causer des dommages aux structures.
Le sismologue a aussi précisé qu'il était impossible de connaître sa profondeur et par conséquent son étendue, puisqu'il n'y a aucun appareil de détection dans un rayon de 10 km de l'épicentre. Toutefois, il évalue que ce séisme est survenu à moins de 10 km de profondeur.
Jusqu'à la porte de québec
La secousse a été ressentie jusque dans la région de Québec, comme à Boischatel, où M. Du Berger réside. La limite de détection pour un être humain est de 3,0, a-t-il précisé. D'une magnitude de 7,0, le plus grand séisme au Québec est survenu le 5 février 1663, dans la région de Charlevoix.
Le plus important au Canada a toutefois eu lieu en Colombie-Britannique, le 26 janvier 1700, avec une intensité de 9,0.











