Québec a ainsi réagi à la sortie médiatique effectuée par le mouvement d'opposition à l'industrie uranifère, Sept-Îles sans uranium (SISUR), qui a publié en début de semaine une série d'images prises sur le site de l'entreprise démontrant que Terra Ventures n'avait pas encore quitté le lac Kachiwiss, malgré la suspension de son projet d'exploration il y a huit mois.
«Au lac Kachiwiss, c'est du pareil au même. Les carottes de forage sont encore là, ainsi que des barils de fuel, et les trous de forage ont été mal capés. Il y a clairement de la négligence sur le site», a indiqué le porte-parole du regroupement, Marc Fafard.
Réglementaire, pour le moment
À l'été 2009, Québec avait constaté que certains sols avaient été contaminés par Terra Ventures et avait sommé la société de remédier à la situation. «Nous sommes en contact fréquent avec le président. La majorité des travaux a été réalisée jusqu'à maintenant, mais il faut que l'entreprise démantèle son équipement pour terminer complètement la décontamination du site», a expliqué un porte-parole du MDDEP, Frédéric Fournier. Actuellement, le Ministère ne connaît pas la date à laquelle l'entreprise envisage de quitter définitivement le site.
C'est d'ailleurs là où le bât blesse, puisque SISUR prétend qu'il est toujours dans les cartons de l'entreprise de redémarrer ses travaux uranifères au lac Kachiwiss. De son côté, le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF), responsable de la Loi sur les mines, indique que Terra Ventures ne contrevient pas à la réglementation pour le moment.
«Le titulaire d'un claim minier [concession minière] dispose d'un délai de 30 jours pour quitter un site, après l'abandon d'un projet ou l'expiration des permis», a confirmé le porte-parole du MRNF, Nicolas Bégin. Les permis de forage de Terra Ventures viennent à échéance en février 2011. «La compagnie n'a pas encore adressé de demande de renouvellement», a laissé savoir M. Bégin.
(avec la collaboration de Steeve Paradis)















