Ces risques sont décrits dans des notes préparées ce printemps pour le ministre fédéral des Ressources naturelles, Christian Paradis. Ces notes ont été obtenues par La Presse Canadienne grâce à la Loi sur l'accès à l'information.
Les documents se concentrent sur le potentiel de développement des gaz de schiste au Québec, mais met également en lumière la possibilité - et les périls - d'en exploiter de larges réserves à travers le Canada.
Les notes mettent en garde contre la demande massive d'eau douce requise pour l'exploitation des gaz, et l'accroissement des émissions canadiennes de gaz carbonique.
Ces documents indiquent cependant qu'il n'y aurait aucun lien entre l'exploitation des gaz de schiste et la pollution de l'eau, un aspect redouté par les environnementalistes.
Champ de bataille
Le Québec est devenu un champ de bataille, au cours des dernières semaines, entre les sociétés gazières et les citoyens qui craignent les éventuelles conséquences sur l'environnement et leur milieu.
L'industrie du gaz naturel voit de lucratives opportunités ensevelies sous le schiste de la vallée du Saint-Laurent.
Les environnementalistes et les résidents habitant près des sites d'exploration clament cependant que tous les projets entourant les gaz de schiste doivent être stoppés.
Le débat a poussé le gouvernement du Québec à annoncer que le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement se penchera sur le sujet cet automne.











