Publié le 17 2009 | Cyberpresse
2009

Le 18 mai 1982, Bombardier se sauve avec le métro de New York

Après un suspense de plusieurs semaines, Bombardier touche le gros lot. La... (Photothèque La Presse)
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Photothèque La Presse

(Québec) Après un suspense de plusieurs semaines, Bombardier touche le gros lot. La société québécoise décroche le contrat d'environ 1 milliard $ pour la fabrication de 825 voitures du métro de New York. Les observateurs qualifient ce contrat de « fabuleux ».

Dans Le Soleil du lendemain 19 mai, le directeur général de l'usine Bombardier de La Pocatière, Roland Gagnon, confirme l'entente : « Nous avons signé hier avec la Metropolitan Transportation Authority de New York des lettres d'intention qui nous assurent cette commande sous réserve de l'approbation finale des autorités de la ville ». Le contrat final sera signé six mois plus tard.

L'usine de La Pocatière bénéficie de la part du lion avec 40 % des activités manufacturières du mirobolant contrat. Selon M. Gagnon, cela permettra à l'usine de fonctionner à pleine capacité pour les cinq prochaines années. L'usine de La Pocatière donne du travail à 1 200 personnes.

Le correspondant du Soleil, Réal Laberge, écrit que « l'euphorie régnait chez les quelque 7 000 citoyens de La Pocatière et à l'usine où les chercheurs de » jobs « faisaient déjà la queue ». L'ex-fabrique de motoneiges a été transformée progressivement depuis 1974 pour se spécialiser dans les véhicules de transport en commun sur rail.

Toujours dans Le Soleil, le journaliste Maréchal Francoeur  qualifie d'« exploit » l'obtention de ce contrat et signale que Bombardier a réussi à battre des concurrents français et allemands sérieux. À ce propos, l'éditorialiste note que l'appui de la Société pour l'expansion des exportations, un organisme fédéral, a été déterminant en garantissant le financement du projet jusqu'à hauteur de 90 %.

Le ministre d'État au commerce extérieur du Canada, Ed Lumley, souligne qu'il s'agit du plus important contrat de fabrication  jamais obtenu par une entreprise canadienne.

La soumission de la société Bombardier a été préférée à celle du consortium français Franco-rail, dirigé par la Régie autonome des transports parisiens, et à celle de la société allemande Budd, de Troy, au Michigan.

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