Publié le 20 décembre 2009 | Cyberpresse
2009

Le 20 décembre 2004, la chute de l'impresario Guy Cloutier - Le gérant de Nathalie Simard en prison pour viol d'enfants

Guy Cloutier... (Photothèque Le Soleil)
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Guy CloutierPhotothèque Le Soleil

(Québec) En même temps que l'opinion publique, tout le petit monde du showbusiness québécois est sous le choc, incrédule. L'imprésario Guy Cloutier plaide coupable à l'accusation d'avoir violé  deux jeunes chanteuses de son écurie alors qu'elles étaient encore d'âge mineur. L'une d'elles insistera plus tard pour que tout soit rendu public. Elle s'appelle Nathalie Simard.

Le 20 décembre 2004, le Palais de justice de Montréal est en pleine ébullition. Les journalistes sont sur les dents. Le juge Robert Sansfaçon vient de condamner Guy Cloutier, âgé de 65 ans, à 42 mois de prison. L'imprésario et producteur qui fait la pluie et le beau temps dans le milieu s'est reconnu coupable d'agressions sexuelles multiples sur deux de ses clientes alors qu'elles étaient d'âge mineur. Le tribunal interdit que le nom des victimes soit rendu public dans la presse.

Quelques mois plus tard, on apprendra que l'une des victimes est la chanteuse et animatrice  Nathalie Simard, la petite soeur de René Simard, la vedette de la chanson et de la télévision qui a permis à Guy Cloutier de devenir un imprésatio et un producteur à succès.

Nathalie Simard révélera « les détails de son calvaire » dans un livre écrit par le journaliste Michel Vastel.

La deuxième victime du même prédateur sexuel a toujours refusé de se faire connaître.

En rendant son jugement, le juge Sansfaçon souligne plusieurs facteurs aggravants. Il note que les agressions avaient débuté alors qu'une des victimes n'étaient âgée que de 11 ans et que ces agressions avaient duré plusieurs années.

Le juge ajoute en outre que le gérant de la jeune artiste avait abusé de son autorité  et qu'il avait tenté d'acheter le silence de la victime en lui offrant un fort montant d'argent.

Le magistrat a aussi tenu compte de certains facteurs atténuants : l'accusé n'a pas d'antécédents judiciaires; il a enregistré un plaidoyer de culpabilité, ce qui a évité aux victimes d'avoir à témoigner; enfin, il présenterait un faible risque de récidive et aurait entrepris une thérapie pour soigner sa déviance sexuelle.

Guy Cloutier a purgé sa peine au pénitencier de La Macaza, dans les Laurentides. Il est aujourd'hui en liberté. Il a réussi à se faire oublier par les médias.

La décision courageuse de Nathalie Simard de dénoncer avec fracas son agresseur a fait boule de neige. Plusieurs autres victimes de prédateurs sexuels ont suivi son exemple.

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