Le kouign amann. C'est au centre-ville de Montmagny, à la boulangerie-crêperie-épicerie l'Épi d'or, que le chef propriétaire d'origine bretonne Yann Texier m'a fait découvrir et goûter sa grande spécialité, le kouing amann. C'est une spécialité bretonne de la ville de Douarmenez inventée par hasard en 1860 par le boulanger douarneniste Yves René Scordia. Un gâteau au sucre et au beurre pour être précis. Le kouing amann est proposé partout en Bretagne. Lors de la cuisson, le mélange beurre-sucre fond, imprègne la pâte à pain et suinte à travers la pâte feuilletée. Croyez-moi, ça vaut le détour. La queue de castor est deuxième. Sur la photo, le chef Yann Texier nous présente une de ses bonnes crêpes bretonnes aux fruits et au chocolat. Ça aussi, c'est authentiquement breton, sauf qu'on en trouve partout. Mais pas le kouign amann! Pour ça il faut aller à Montmagny.
Lyli Confit. Juste à côté de la pâtisserie, vous découvrirez la confiserie Lyli Confit de Lysandre Valois. Une confiserie commerciale. On ne fabrique rien; on vend des confiseries plus ou moins artisanales venant de partout comme du chocolat de Québec, du fudge de l'Estrie, des bonbons de Montréal, des jujubes de la Nouvelle-Écosse, etc. On y a goûté un fudge à l'érable et aux cinq poivres au goût assez intense merci.
Danielle & Serge. La plus ancienne épicerie de Montmagny, vieille de 76 ans, porte maintenant le nom de Danielle et Serge; Danielle Michaud et Serge Fournier ont pris la relève de la famille Fréchette en 1993. L'épicerie du coin est alors devenue une épicerie fine avec traiteur. On y prépare maintenant des boîtes à lunch et des assiettes pour emporter avec des produits du terroir régional. Comme du foie de pintade, de la terrine de bison, des rillettes de porc, du fromage Mi-Carême à la gelée d'érable et du Riopelle à l'esturgeon fumé. Vous y trouverez tous les bons produits de la région. Un peu difficile à trouver, au fond de l'avenue Sainte-Marie, sauf pour les Magnymontois.
Chez Octave! Avant d'aller nous sustenter au Manoir des Érables, nous étions attendus Chez Octave pour l'apéro et l'entrée. Une très jolie auberge du centre-ville. Trois étoiles. Trois étoiles, c'est lorsqu'elle portait le nom de La Belle Époque. Elle en mérite une de plus aujourd'hui. Elle a été achetée en juin dernier par le chef Sébastien Nègre (qui est aussi blanc que vous et moi), Marie-Pierre Boutin et son con-joint Daniel Vaillancourt. Ils ont fermé la boîte pendant un mois pour la rouvrir le 15 juillet. Décor glamour, banquettes capitonnées, mobilier de style dans les salles à manger, ambiance feutrée. Impeccable! Sept chambres seulement et la plus jolie terrasse de la ville, même si elle n'a pas la vue sur le fleuve. Nourriture excellente. On nous a servi, en entrée, un genre de pâté chinois de canard confit aux bleuets. Imaginez! Autrement, menu bistro; bavette à l'échalote, bouillabaisse minute; gigotin de volaille, profiteroles au chocolat, assiette apéro Chez Octave, etc. En surprise : des ailes de poulet Jack Daniels. 100, rue Saint-Jean-Baptiste. Info : 418 248-3373.
L'esturgeon de Montmagny. Tout le monde sait que les oies blanches sont une des principales richesses culinaires de Montmagny, mais bien peu savent que l'esturgeon noir du Saint-Laurent est la principale ressource culinaire aquatique de cette ville. Donald Lachance, le propriétaire de la poissonnerie qui porte son nom, se permet de pêcher 1000 gros esturgeons noirs du Saint-Laurent par année, entre Montmagny et l'Isle-aux-Coudres. C'est 30 000 livres d'esturgeon annuellement pour lui seul. On compte une quarantaine de pêcheurs d'esturgeons dans le Bas-du-Fleuve dont une demi-douzaine à Montmagny. Son adresse : 24, rue du Bassin Nord. C'est juste derrière le Musée de l'accordéon. Vente en gros et au détail. Esturgeon frais et fumé à volonté. Info : 418 248-3971
Le Rosée des Appalaches. La seule «cidricultrice» du Québec, Suzanne Gagné, la propriétaire de la Cidrerie La Pomme du Saint-Laurent, vous attend sur la route des saveurs de Cap-Saint-Ignace, au 503, chemin Bellevue Ouest. Le Rosée des Appalaches, le cidre fort Le Saint-Laurent et le cidre de glace Verger de glace, c'est elle. L'an dernier, elle a produit 25 000 bouteilles de cidre avec ses 3500 pommiers. La madame est bachelière en relations industrielles de l'Université Laval. Ses produits ont été reconnus parmi les meilleurs lors des récentes assises de la Coupe des nations, à Québec pour une quatrième année consécutive; une médaille d'or pour son Verger de glace et une médaille d'argent pour le Saint-Laurent. Info : 418 246-5957
Et le reste. Je devrais aussi vous parler de Christian, André et Mado De Ladurantaye de la boucherie du même nom; de la propriétaire Yvette Proulx de l'Érablière Laurent Bernier, des bénévoles qui ont lancé, cet été, le restaurant
O Tentations dans le presbytère de Cap-Saint-Ignace et de son chef Lucien Dubé, mais je n'ai pas de place. Il faudra retourner.
L'Auberge des Érables. L'Auberge des Érables demeure un incontournable à Montmagny. Le fantôme du chef renommé Renaud Cyr y plane encore, mais la gastronomie du Manoir des Érables a changé pour le mieux depuis que c'est le fiston, le fils cadet, Frédéric Cyr, qui assure la continuité et le renouveau. C'est lui que l'on reconnaît, au fond, sur cette photo, avec sa mère, Lorraine Cyr, et le maître d'hôtel Pierre Daigle que les Québécois ont connu au restaurant Chez Nicolas à Sillery. Frédéric Cyr est un passionné des produits du terroir, comme son père l'était de la cuisine régionale. Mais la présentation du menu est radicalement différente. On est maintenant au XXIe siècle! Renaud, c'était le XIXe! C'était Carême! Le Manoir garde la classe, mais la cuisine a su se moderniser. Il faut dire que le jeune chef a déjà sorti, comme on dit. Il est allé voir ailleurs, ramenant les meilleures idées des cuisines gourmandes où il a travaillé comme au laurie raphael avec Daniel Vézina, aux Trois Tilleuls; au Casino de Montréal, au Sofitel, dans le Relais et Château de Thomas Henkelmann à New York et sur plusieurs bateaux de croisière. Cette fois, ça vaut le retour! Info : 418 248-0100
En vacances, mais... Je pars en vacances pour quelques semaines. Retour le 24 novembre. Le vieux monsieur est fatigué. Il n'a plus envie d'écrire, le vieux monsieur. Bye-bye boss comme on dit! Mais cette chronique sera maintenue. Il vous faudra cependant expédier vos communiqués et vos photos à gens@lesoleil.com. Au plaisir!











