Les gestes criminels de l'accusé sur les trois enfants ont commencé en 1972 et se sont poursuivis jusqu'en 2006. L'homme a reconnu sa culpabilité, ce qui a évité aux victimes d'avoir à témoigner et à revivre ces moments pénibles de leur vie. La première victime a été le fils de la nouvelle conjointe de l'accusé. Les activités de fellation et de tentatives de sodomie se sont répétées à de nombreuses reprises entre 1972 et 1980, alors que l'enfant était âgé entre 6 et 13 ans.
Selon la narration des événements faite par l'avocate de la poursuite, l'accusé tentait de profiter de son beau-fils chaque fois qu'une occasion se présentait, que ce soit dans le cabanon, à la plage ou au chalet de chasse et de pêche qu'il possédait. Le beau-père a utilisé la menace pour empêcher que la victime se confie à sa mère, a ajouté Me Carmen Rioux.
De l'union avec la mère de la première victime sont nés deux enfants. L'accusé s'est livré à des attouchements sexuels à deux reprises sur l'un d'eux en 1987, une fillette alors âgée de sept ans.
La troisième victime est l'enfant de celui qui fut sa première victime dans les années 70. À au moins cinq occasions, en 2006, celui qui faisait figure de grand-père auprès de la fillette de 11 ans s'est livré à des attouchements aux parties génitales, aux fesses et aux seins.
La poursuite réclame une peine de pénitencier de cinq à six ans contre celui que les spécialistes de Robert-Giffard décrivent comme un pédophile bisexuel primaire.
Le nombre de victimes et la période de temps sur laquelle s'étendent les crimes sont des éléments qui militent en faveur d'une longue incarcération, a fait valoir Me Rioux.
Elle suggère que l'accusé soit détenu au centre La Macaza, là où l'homme pourrait suivre une thérapie adaptée à sa déviance. Du côté de la défense, Me Pierre Desruisseaux suggère une peine de pénitencier de deux ans, ce qui permettrait à son client de suivre la thérapie dispensée par les spécialistes de la clinique pour déviants sexuels de Robert-Giffard.
Le juge Alain Morand fera savoir demain la peine qu'il estime appropriée.










