Libérations conditionnelles au Québec: deux mythes malmenés par un rapport

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Guy Benjamin
Le Soleil

(Québec) Seulement 1,4 % des détenus bénéficiant d'une libération con­ditionnelle après avoir été con­damnés à une peine de moins de deux ans commettent un nouveau crime durant cette période de liberté surveillée.

Le rapport annuel de la Commission québécoise des libérations conditionnelles attaque un autre mythe : la sortie de prison après avoir purgé seulement le sixième de la peine est une exception.Des 4983 détenus dont le dossier a été traité par la Commission lors du dernier exercice, 319 ont quitté la prison au sixième de leur peine. Un tel avantage a été refusé à 232 détenus.

La Commission se montre aussi peu généreuse dans ses permissions de sortir pendant la peine pour une visite dans la famille. Sur les 336 demandes, 12 ont reçu une réponse positive.

Les détenus sont admissibles à une libération conditionnelle après avoir purgé le tiers de leur peine. Lors du dernier exercice, 1248 ont reçu une réponse négative contre 953 qui ont pu quitter le centre de détention.

La commission québécoise étudie les dossiers des personnes condamnées à des peines de moins de deux ans. Dans le cas des peines plus sévères, les détenus relèvent de la Commission nationale des libérations conditionnelles.

Il ne faut toutefois pas conclure que les bénéficiaires d'une libération conditionnelle ont une con­duite parfaite. S'ils sont très peu à commettre un autre crime, près du tiers doit retourner derrière les barreaux pour ne pas avoir respecté une des conditions de remise en liberté, une hausse de 5 % sur l'année précédente. Un exemple de ces infractions : ne pas se présenter à des rendez-vous avec un agent de surveillance.

En additionnant les quelques récidivistes et ceux qui ne respectent pas les conditions de remise en liberté, on obtient un taux de succès de la libération conditionnelle de 68 %, une légère baisse de 1,4 % sur l'année précédente.

La Loi sur le système correctionnel du Québec adoptée en février 2007 fait une plus grande place aux victimes, qui doivent être informées de la demande de libération conditionnelle de leur agresseur. La Commission affirme avoir rejoint 93,5 % des victimes d'agression sexuelle et 90 % des victimes de violence conjugale au moment de traiter la demande de sortie de prison du criminel.

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer