Peu après, le procureur de la Couronne, Me François Godin, a annoncé qu'il requerra que le jeune homme de 22 ans doive purger plus de 10 ans de pénitencier avant d'être admissible à une libération conditionnelle. La norme veut que dans le cas d'un meurtre non prémédité, son auteur, qui est automatiquement condamné à l'emprisonnement à perpétuité, doive purger 10 ans de détention avant d'être admissible à une libération conditionnelle.
Comme il convenait de le faire, le juge Jean-Claude Beaulieu, de la Cour supérieure, a demandé aux jurés s'ils avaient une recommandation à lui faire quant à la durée minimale d'incarcération, mais les six femmes et six hommes ont déclaré ne pas en avoir. Le ministère public, lui, conserve la possibilité de demander que la période préalable à une libération conditionnelle soit supérieure à 10 ans, sans excéder 25 ans. Les parties reviendront devant le juge Beaulieu aujourd'hui pour faire leurs représentations sur cette question.
Mardi, l'avocate de l'accusé, Me Jocelyne Duplessis, avait soutenu que Brabant devait être déclaré coupable d'homicide involontaire plutôt que de meurtre non prémédité, la preuve de son intention de causer la mort n'ayant pas été faite, selon elle. La preuve présentée au jury par Me Godin était principalement constituée d'une vidéo sur laquelle on voyait Brabant sauter une trentaine de fois sur la tête de Patrick Legault, un proche des motards âgé de 36 ans qui purgeait une peine pour un meurtre commis à Saint-Bruno au moment où il se trouvait en cavale, au début des années 90.
De plus, Brabant avait fait une déclaration aux policiers dans laquelle il reconnaissait être celui qui était sauté à répétition sur la tête de Legault dans le gymnase du pénitencier. La victime a subi de multiples fractures au visage et à la tête. Sa mort a ensuite été attribuée à un traumatisme crânien.
En 2005, François Laberge-Brabant avait été condamné à 56 mois de pénitencier, principalement pour une série de vols qualifiés commis dans la région de Saint-Jérôme.











