La victime a fait une chute face contre terre à l'angle de la rue de l'Aqueduc. En tombant, il s'est cogné la tête contre une galerie. Des traces de sang étaient visibles dans la neige.
«Il était parti faire des commissions à l'épicerie. Comme il ne revenait pas, je me suis inquiété parce que ce n'est pas dans ses habitudes. J'ai téléphoné à l'épicerie pour savoir s'il s'était rendu. Ils ne l'avaient jamais vu», raconte Steve, un ami du malheureux.
En parcourant lui-même le trajet pour se rendre à l'épicerie, ce dernier a vu les policiers et il a compris ce qui s'était passé. Mais il a fallu plusieurs minutes avant que les services d'urgence soient avisés.
C'est que l'homme est demeuré étendu, inerte, de longues minutes, sans qu'aucun automobiliste ne s'en préoccupe. Le propriétaire de l'épicerie Hébert, où devait se rendre la victime, est venu lui porter secours. «J'arrivais en auto. Lorsque je l'ai vu, je suis arrêté. Devant moi, les autos passaient tout droit. Pourtant, on ne pouvait pas le manquer», raconte Gilles Boutin. Une autre personne a assisté M. Boutin pour venir en aide à l'homme.
Attente indéterminée
Impossible de dire combien de temps il est demeuré allongé dans le froid glacial. Assurément, l'intervention des deux passants, qui ont appelé le 9-1-1, a permis de sauver la vie du quinquagénaire.
Au moment d'écrire ces lignes, il était supposément hors de danger. Toutefois, il était impossible de connaître avec exactitude son état de santé.











