L'an dernier, pas moins de 1045 constats d'infraction pour avoir continué à rouler en présence d'un autobus scolaire avec les clignotants allumés ont été donnés par les forces policières au Québec. C'est 10 % de plus qu'en 2007. L'histoire ne dit pas si cette augmentation est attribuable à un regain de l'insouciance de certains conducteurs ou s'il s'agit du résultat d'une surveillance policière accrue.
Ce n'est pas tout. On roule trop vite dans les zones scolaires. En 2007, les policiers de Montréal ont donné plus de 42 000 contraventions à des conducteurs pour avoir circulé à une vitesse dépassant les 30 km/h dans une zone scolaire.
Malgré cette tendance à la délinquance, le bilan routier en ce qui concerne les enfants qui utilisent le transport scolaire depuis quelques années tend à s'améliorer. De 2002 à 2007, 50 jeunes de 5 à 17 ans, dont trois sont décédés, ont été victimes d'un accident au moment de traverser la rue, de monter à bord d'un autobus ou d'en descendre. Le dernier décès remonte à janvier 2006.
«Ça s'est amélioré, mais il faut continuer nos efforts de sensibilisation à la sécurité routière. Un accident peut toujours survenir et c'est un accident de trop», a affirmé, hier, le président de l'Association du transport écolier du Québec (ATEQ), Gaston Lemay.
L'ATEQ a lancé, jeudi, sa 21e campagne de sécurité sous le thème «Wô minute! Merci de penser à notre sécurité». L'activité a eu lieu à l'école Saint-Michel dans le secteur de Sillery en présence de la ministre des Transports, Julie Boulet. Les élèves d'une des classes de troisième année ont également participé à cette activité.
La campagne se déroulera du 2 au 13 février. Pour l'occasion, un sixième livre de la collection Bubusse destiné aux enfants sur les situations à risques en transport scolaire sera distribué en 36 000 exemplaires dans les écoles du préscolaire et du primaire. Des messages seront diffusés à la radio, et des affiches seront placées dans les services de garde en milieu scolaire et dans les endroits publics.
Les 9500 autobus scolaires qui sillonnent les routes et les rues du Québec transportent 560 000 élèves matin et soir.











