Pour chaque tranche de 100 000 habitants, plus ou moins 630 méfaits causant des dommages matériels de moins de 5000 $ sont commis chaque année à Québec. Dans la métropole, il y a eu environ 590 crimes contre la propriété de faible valeur entre 2005 et 2007, selon les dernières données disponibles.
Est-ce dire que nos vandales sont plus bouillonnants? «On est une ville qui a quand même la réputation d'être propre et bien tenue», souligne le directeur de division à la gestion des immeubles de la Ville de Québec, Philippe Arsenault. Mais les graffiteurs donnent du fil à retordre aux autorités municipales.
«Lorsqu'on laisse [les graffitis] en place, ça incite les gens à en faire par-dessus. On a vite perdu le contrôle.» Un sous-traitant reçoit donc quelque 50 000 $ par année afin de les éliminer sur les édifices municipaux, les lampadaires, des ponts... ou la statue du général de Gaulle.
Mais les vandales affectionnent également le bris. «On va briser assez souvent les fontaines pour boire dans les parcs. On s'en fait briser beaucoup.» Des bancs, aussi, surtout dans les zones sombres, dans les endroits moins surveillés des parcs.
Et parfois, les esprits s'échauffent. «Au camping de Beauport, on s'est fait incendier le chalet de ski deux fois cet hiver.» Des dommages importants, de plus de 50 000 $.
Ottawa-Gatineau
Québec ne surclasse néanmoins pas toutes les grandes villes de la province. D'aucuns jugent que la région d'Ottawa-Gatineau est aussi réputée pour son calme, sinon sa morosité. Il est donc surprenant de constater qu'elle surpasse toutes les autres régions de recensement du Québec en matière de petits méfaits contre la propriété. Et que la région regroupant la capitale canadienne et sa voisine québécoise rivalise avec Montréal pour les méfaits causant des dommages importants, de plus de 5000 $!











