Vendredi matin, une grand-tante de Francis Proulx, Gisèle Hudon, est venue aussi témoigner pour dire au jury qu'elle avait pris soin pendant 50 ans de sa soeur, aussi grand-tante de l'accusé, souffrant de maladie mentale.
Le Soleil, Laetitia Deconinck
Entre 1993 et 2007, de l'âge de 14 à 28 ans, Proulx a habité chez Lorraine Point, à quelques centaines de pieds de la maison dans laquelle Nancy Michaud a été tuée. «Francis était sage, tranquille, perfectionniste, ordonné, obéissant et très poli», a dit de lui sa grand-mère.
Sur un autre plan, Mme Point a indiqué que son petit-fils était nerveux, sensible et émotif. «Il n'aimait pas les disputes parce qu'elles le rendaient anxieux, et il avait peur quand ça parlait fort», a déclaré la grand-mère.
Les dates n'étaient pas le point fort de la dame et son témoignage s'en est trouvé affecté, mais, pour l'essentiel, celui-ci a consisté à corroborer plusieurs informations données par l'accusé au cours du sien. Quoi qu'il en soit, il appert que vers 2005 ou 2006, Proulx a commencé à avoir plus de tics nerveux et il «bougeait beaucoup», devant toujours être en activité. «On aurait dit qu'il marchait toujours de peur et qu'il y avait toujours quelque chose qui le tracassait», a observé la septuagénaire.
Le procès de Proulx est entré dans une nouvelle phase. Il semble que les prochains témoins de la défense ne traiteront pas des faits entourant le crime reproché à l'individu, car ils n'y ont pas été reliés. Il est fort probable qu'à compter de lundi, on assiste aux dépositions de témoins experts.












