«Suite à SharQc, nous avons reçu des demandes de l'Australie pour parler à nos gestionnaires des enquêtes car ils ont beaucoup de problèmes avec les motards là-bas», explique l'inspecteur Michel Martin, directeur adjoint de la SQ.
Les Hells Angels et les Comancheros, une bande de motards rivale, se livrent effectivement une violente guerre en territoire australien. Ce conflit a mené, en mars, au décès d'un associé des Hells battu à mort lors d'une altercation à l'aéroport de Sydney.
«Les autorités australiennes s'intéressent à nos méthodes d'enquête et au partenariat entre les forces de l'ordre. C'est un modèle qui nous a apporté du succès et qui a débuté avec l'opération Printemps 2001 pour ensuite se poursuivre avec SharQc», souligne M. Martin.
Malgré le succès de cette opération, le dg de la SQ, Richard Deschesnes, demeure conscient que ce n'est pas la fin du crime organisé au Québec.
«C'est un dur coup pour les Hells Angels. Est-ce qu'ils vont s'en relever? Ce sera difficile, mais on n'a aucune garantie que c'est la fin de cette organisation criminelle», explique-t-il.
«Nous savons que la vente de stupéfiants est un domaine très lucratif et que le crime organisé a une facilité à recruter de la relève. On surveille l'évolution de "l'après-SharQc". On peut penser que les gangs de rue tenteront de prendre la place, mais il est trop tôt pour déterminer une tendance claire», explique-t-il.
L'inspecteur Martin souligne pour sa part que le crime organisé a subi plusieurs mouvances au Québec depuis 25 ans.
«Auparavant, certaines familles, comme par exemple les Dubois et les Matticks, contrôlaient le crime organisé, ensuite il y a eu les motards», fait-il remarquer.











