Opération Basique: imposante action anti-cybercriminalité

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Opération Basique: imposante action anti-cybercriminalité

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Au total, des accusations ont été déposées contre 11 personnes à la suite de cette opération policière.

 

Matthieu Boivin
Le Soleil

(Québec) En février 2008, la Sûreté du Québec (SQ) complétait le dernier droit de son opération Basique en arrêtant 19 personnes, partout au Québec, afin de mettre fin aux activités d'un réseau de pirates informatiques qui avaient infecté plusieurs centaines de milliers d'ordinateurs dans le monde. Il s'avère aujourd'hui que cette opération policière a été la plus grosse de son genre au Canada dans le domaine de la cybercriminalité.

L'enquête de l'opération Basique, effectuée par l'escouade de la cybercriminalité de la SQ, avait débuté en juillet 2006 quand des policiers de la SQ avaient commencé à s'intéresser aux activités de certains sites de clavardage, dont un qui portait le nom de «Fuck la SQ». Ce type d'enquête coûte très cher, car elle demande beaucoup de personnel afin de traquer les pirates sur la Toile, ainsi que de l'équipement informatique à la fine pointe de la technologie.

Après une année et demie d'enquête, les policiers frappaient partout au Québec, et arrêtaient notamment le jeune homme de la région de Bellechasse qui a été condamné à six mois d'emprisonnement dans la collectivité, jeudi, au palais de justice de Québec. Il lui est aussi interdit d'entrer en communication avec ses présumés acolytes de ce réseau.

Au total, des accusations ont été déposées contre 11 personnes à la suite de cette opération policière. Outre le jeune homme de Bellechasse, au moins un autre individu appréhendé dans cette affaire a déjà reçu sa sentence. Jonathan Ouellet, 22 ans, de Rivière-du-Loup, s'est vu imposer une peine de deux ans moins un jour d'emprisonnement dans la collectivité, en février.

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