C'est ce qu'a appris, mercredi, La Presse Canadienne, de sources informées des circonstances de l'accident. Elles affirment que le Griffon C-146 se serait ensuite écrasé au sol avant de s'enflammer.
Les deux militaires à avoir perdu la vie lundi sont le caporal-chef Pat Audet, âgé de 38 ans, et le caporal Martin Joanette, âgé de 25 ans. Pat Audet servait dans le 430e Escadron d'hélicoptères tactiques, tandis que Martin Joanette était membre du 3e Bataillon du Royal 22e Régiment de Valcartier, près de Québec. Un soldat d'une autre nationalité a également été tué et trois autres soldats canadiens ont été blessés.
Au moment du décollage, le pilote aurait eu du mal à orienter l'appareil. Un second Griffon se trouvait alors dans les airs, à proximité du premier. Selon les sources, la visibilité était pratiquement nulle, en raison d'un nuage de poussière.
Puis, l'hélicoptère se serait trop approché du mur de sécurité, qui sert entre autres à décourager les kamikazes et à empêcher les insurgés à faire feu direct.
Les autorités militaires ont quant à elles refusé de parler publiquement des circonstances de l'accident. Elles ont néanmoins précisé qu'il n'était pas lié à une frappe ennemie. Une enquête de l'escadre aérienne a été lancée.
La famille Audet dévastée
Par ailleurs, la famille du caporal-chef Patrice Audet a émis mercredi une déclaration par voie de communiqué.
La famille écrit d'abord qu'il lui a été difficile d'apprendre la nouvelle du décès de Patrice et qu'elle en est dévastée. Elle ajoute que le militaire a quitté dignement et que sa famille est très fière de lui, car il servait son pays avec beaucoup d'honneur auprès de ses frères d'armes en Afghanistan. Patrice Audet est décrit par sa famille comme étant un homme empreint d'humour, avec un rire rassembleur, qui ensoleillait la vie des gens qui le côtoyaient. Il était très attentionné envers toutes les personnes qui l'entouraient et faisait les gestes qui soutenaient ses paroles.
Patrice Audet adorait les voyages, l'histoire des Grandes Guerres, les repas entre amis et la plongée sous-marine, en particulier les grandes épaves au fond des mers et leurs mystères.
Sa famille affirme qu'il était volontaire et soldat dans l'âme, qu'il adorait son métier et qu'il croyait profondément en ce qu'il accomplissait en Afghanistan. Il souhaitait plus que tout faire une différence dans le monde et en éprouvait une très grande fierté.
Les membres de la famille concluent en mentionnant que l'information concernant le rapatriement et le service funéraire du caporal-chef Patrice Audet sera transmise plus tard.












