Les incidents ayant mené à ces accusations se sont produits en août 2008. Au cours de la nuit du 29, Purcell est attablé à une terrasse de la Grande Allée en compagnie de sa conjointe, de son coéquipier Patrick Scalabrini et d'un compatriote australien en visite à Québec.
À un certain moment, Scalabrini a lancé une sandale de plage dans la rue. Deux policières ont toutefois été témoins du geste et elles se sont approchées du joueur des Capitales agissant cette saison comme instructeur des frappeurs, lui signalant qu'il venait de commettre une infraction.
Les quatre personnes ne prennent guère l'affaire au sérieux et elles décident peu après de se rendre dans un établissement de restauration rapide. Tandis que Purcell et Scalabrini attendent leur tour de commander, une policière entre en coup de vent pour remettre un billet d'infraction au contrevenant.
C'est là que Purcell aurait commencé à argumenter avec la policière, plaidant qu'il s'agissait d'une blague, que personne n'avait été visé par son coéquipier et que personne n'avait d'ailleurs été atteint par la sandale. Faisant son devoir, l'agente de police fait la sourde oreille et remet son constat d'infraction à Scalabrini.
À l'extérieur, les choses commencent toutefois à s'envenimer entre les policières et Marie-France Rioux, la conjointe de Purcell, au point où un constat d'infraction est aussi décerné à la jeune femme de 23 ans.
Au moment où les agents entreprennent de la menotter, Purcell sort du restaurant. Il tente de ramener tout le monde à la raison, mais il se met à son tour à enguirlander les agentes, au point où l'une d'elles aurait cru nécessaire de lui asséner trois coups au genou à l'aide de son bâton.
Finalement, Marie-France Rioux est menottée et conduite en cellule à la centrale du parc Victoria. Elle y demeurera 12 heures avant de comparaître au palais de justice.
Quant au lanceur des Capitales, un résidant de Québec qui se consacre maintenant à l'enseignement de l'anglais, il y est demeuré cinq ou six heures avant d'être libéré sur promesse de comparaître.
Dans une plainte qu'il a faite à la Commission de déontologie policière, le joueur de baseball qui se rétablissait alors d'une blessure indique que les coups reçus au genou l'ont empêché de marcher durant trois semaines.
De son vrai nom Bradley Noel Purcell, le lanceur à la retraite depuis juin a finalement comparu en avril. L'orientation de son dossier qui devait avoir lieu mercredi a été reportée au 17 septembre. Il est représenté par Me Pierre Côté, le même avocat qui a fait acquitter l'ancien capitaine des Remparts Simon Courcelles d'une accusation de conduite avec capacité affaiblie infligeant des lésions.
Quant à Marie-France Rioux, elle avait obtenu une mise en liberté provisoire, le lendemain des incidents, moyennant un engagement de 1000 $. Elle a dû s'engager en outre à ne pas posséder d'arme. Son procès doit avoir lieu le 30 novembre.











